Le B.A. BA du béant béat

Jeudi, 4 septembre 2008


Enculée
Pierre Bisiou
Stock 2008
156 p.
La rentrée littéraire est un phénomène dont je n'entends généralement, depuis mes lointaines contrées germaniques, que les échos, plus ou moins retentissants selon la part de mon attention que je décide de leur accorder. Mais comme, une fois n'est pas coutume, je suis en France au moment propice, j'ai pris la liberté d'aller fureter parmi l'impressionnante masse des nouveautés. Premier achat de rentrée donc – d'autres suivront certainement mais, je vous rassure, mon sac à dos du retour sera surtout rempli d'ouvrages „de garde“, convoités de longue date – avec un premier roman un peu particulier, découvert directement sur le site de l'éditeur : Enculée de Pierre Bisiou.

Fiez-vous au titre, chers lecteurs, ce n'est pas une vaine provocation, vous tenez bien là un volume sur la sodomie car il n'y a en effet pas une page de ce premier roman (ça, c'est l'appellation officielle mais j'y reviendrai) qui ne parle de ces amours du côté obscur de la force. Les visiteurs réguliers de ces modestes pages ne s'étonneront probablement pas de ce choix de lecture, quant aux autres – les prudes, les bigleux (mais y en a-t-il vraiment parmi vous ?), les égarés, les nouveaux, etc. –, sachez que la sexualité est un thème qui m'intéresse aussi d'un point de vue littéraire et culturel.

Enculée est constitué du récit par un narrateur anonyme et masculin d'une soirée d'amour avec sa copine, que l'on devine plus jeune que lui, accompagné des réflexions de cet homme sur le sexe en général et la sodomie en particulier. Voilà le propos de ces quelques 156 pages – la soirée/nuit est longue, le monsieur très appliqué et enthousiaste et la demoiselle vorace – et, autant vous le dire tout de suite, c'est remarquablement bien écrit. Le style est jubilatoire, souvent très poétique bien qu'extrêmement cru, drôle, tendre parfois, la plupart du temps très juste.

Au-delà de l'aspect technique des rapports charnels décrits ici avec force détails, ce récit à la première personne se fait aussi étude du fonctionnement d'un couple basé sur un déséquilibre assumé : elle apparemment très jeune, vierge avant lui, encore en plein apprenstissage, passive quoique non soumise et lui expérimenté, actif, menant le jeu, ce que son rôle de narrateur exclusif vient renforcer. S'il fait tout ce qu'il peut pour la satisfaire – c'est réellement un amant sensible et expert –, il n'en reste pas moins qu'un certain malaise subsiste, dans sa tête de narrateur comme dans celle du lecteur. Cela provient de sa lucidité sur leur relation dont il sait qu'elle touche déjà à sa fin, son rôle ayant en somme été de la préparer à ses ébats futurs avec d'autres hommes (il existe chez lui une volonté très marquée de „former“ les jeunes filles, d'être le premier). C'est un homme qui doute de lui-même et qui prend conscience de la vacuité, très réjouissante il est vrai, du sexe tel qu'il le pratique, allant de jeune fille en jeune femme, déçu de n'être que rarement leur premier amant. L'interchangeabilité et la relative innocence de ces femmes, qu'il ne mentionne qu'en rapport avec une technique ou une demande particulière, se trouvent d'ailleurs confirmées par leurs prénoms finissant invariablement en -ine – Ondine, Géraldine, Ludivine... –, hommage aux Justine, Aline, Ernestine... du Marquis de Sade.

J'avoue avoir toujours eu du mal à comprendre cette obsession patriarcale de la défloration, surtout à une époque où la sexualité se déconnecte sans problème de sa fonction reproductive. La virginité, comme d'ailleurs la fidélité, est un phénomène – en fait presque une institution – qui n'a d'importance que tant que sexualité rime avec grossesse, mariage, situation économique et sociale à préserver et pouvoir. Mais il s'agit là d'un concept culturel tellement bien ancré dans les mentalités qu'il est probablement difficile, pour beaucoup d'hommes notamment, de s'en débarrasser. Il en va de même – j'entends par là qu'il s'agit aussi d'un phénomène plus culturel que naturel – de la configuration érotique classique exposée ici de l'homme actif initiant la femme passive – avec, il est vrai, de légères transgressions ici et là.

Après cette légère digression d'anthropologie culturelle post-féministe – on ne se refait décidément pas –, il me reste à dire que ce récit-éloge désabusé de la sodomie – et non roman selon moi, question de forme, (de manque) d'épaisseur narrative – est tout de même très aphrodisiaque et sympathique à lire, seul(e) ou accompagné(e). Et qu'il est, je le répète, superbement écrit – un véritable tour de force de ce point de vue – malgré quelques longueurs (cette nuit d'enculade frénétique et festive décrite sur 150 pages n'évite pas quelques répétitions, mais c'est dans la nature de la chose). Enculée est un texte qui gagnerait d'ailleurs certainement à être lu à voix haute, mais en bonne compagnie seulement ;-) – fou rire garanti. Avis aux amateurs d'OLNI/OPNI.

Enculée de Pierre Bisiou est publié chez Stock.


Update du 29.09.08 : Ys aussi a apprécié ; son superbe billet se trouve ici.





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    Weblog: www.autourdelau.be
    Suivi: Nov. 11, 15:01

Commentaires


    #1 Cuné sur 09/05/08 à 04:00
    Si tu en as l'occasion, jette un oeil sur le dernier numéro de Chronic'art (48) en kiosque actuellement, ils terminent leur article sur ce livre par : "En arrivant au point final, après 30 minutes de lecture consternée, on ne peut s'empêcher d'éprouver un immense sentiment de honte, pour l'auteur et pour l'éditeur. Le navet de l'année, et de loin."
    Pan !
    Ils ne font jamais dans la dentelle chez Chronic'art, mais là...
    La curiosité voudrait que je confronte ton avis et le leur en le lisant moi-même, mais franchement, aucune envie :-D
    #1.1 Niessu sur 09/05/08 à 09:11
    Merci pour l'info, j'irai voir ça si j'en ai l'occasion. N'empeche, 30 minutes pour 150 pages, meme si je reconnais qu'il se lit vite, c'est un peu baclé, je trouve. Mais c'est clair que c'est un livre qui devrait pas mal polariser les avis et entrainer des réactions pour le moins marquées ;-). Et je comprends parfaitement que ce livre ne t'attire pas, car cela reste un sujet très personnel.
    #2 Julia sur 09/05/08 à 05:43
    Bonjour,
    Je tombe par hasard sur votre site. Je ne connais pas le "ton" général de vos propos donc mais j'ai adoré votre critique qui recouvre exactement mes propres sentiments - féminins - à la lecture de cet EXCELLENT premier roman. Je ne comprends pas l'extrait que vous citez de ce magazine (que je ne connais pas) mais ça sent le règlement de compte parisien, non ? En tout cas je défend le livre !!!
    Merci pour votre analyse lumineuse.
    Julia
    #2.1 Niessu sur 09/05/08 à 09:15
    Merci Julia pour ce charmant commentaire et bienvenue ici. Ça fait plaisir de constater que je ne suis pas la seule à avoir apprécié ce texte. Je ne voyais pas au début de quel extrait vous parliez, car je n'ai rien cité dans mon billet, mais je comprends maintenant que vous faites référence au commentaire de Cuné. Je vais donc lui laisser le soin de vous répondre.
    #3 amanda sur 09/05/08 à 07:18
    je n'ai pas très envie de le lire, mais tu dis que c'est bien écrit... je le feuilleterais, donc :-)
    #3.1 Niessu sur 09/05/08 à 09:18
    Oui, fait ça, que tu décides ensuite de le lire ou non, tu risques de toute façon de bien rigoler ;-).
    #4 Cuné sur 09/05/08 à 10:59
    (Je n'ai rien à répondre, Chronic'art a seul la réponse si règlement de compte ou avis sincère, je n'en sais rien :-D)
    #5 Ys sur 09/06/08 à 07:44
    Eh ben, j'ai bien de passer par là ce matin ! J'aime beaucoup ton parallèle entre fidélité et grossesse... anthropologiquement parlant, c'est très drôle car la fidélité, d'après ce que j'en sais, peut aussi être un idéal, non ? Il est vrai que ça peut aussi être un concept affiché haut et fort servant de rempart à des pratiques plus discrètes. Enfin bref, j'ai très envie de lire ce livre, généralement, le sexe joyeusement littéraire me plait, alors le côté obscur de la force ! Tu ne le ferais pas voyager ce livre ?
    #5.1 Niessu sur 09/06/08 à 08:25
    Oui, la fidélité peut etre un idéal, individuel, religieux ou culturel, mais justement parce qu'elle fut longtemps jugée avantageuse d'un point de vue socio-économique (au sens large) : élever un enfant demandant beaucoup de temps, d'énergie et de moyens, l'homme espère obtenir par l'idéal de fidélité l'assurance que sa femme ne portera pas les enfants d'un autre, aux besoins desquels il aurait ensuite à subvenir ; quant à la femme, elle espère ainsi obtenir protection et soutien pour elle et ses enfants. Mais sans enfants et/ou en présence d'une contraception efficace (ou dans le cadre de relations homosexuelles), la fidélité n'est plus qu'une sorte de relique que l'on choisit (ou non) de conserver par gout personnel et/ou imprégnation culturelle et/ou religieuse. Mais tu as raison, la fidélité pronée à tout va peut aussi etre un concept très hypocrite ou une sorte de protection.

    Très contente de t'avoir donné envie de lire le livre. Je vais réfléchir à ses envies de voyage ;-). Faut surtout voir si ça vaut le coup avec les frais de port de et vers l'Allemagne... et puis j'aurais besoin d'une adresse ;-).
    #6 fashion sur 09/07/08 à 08:20
    Tiens, j'allais te poser la même question qu'Ys : si tu le fais voyager, je suis partante (et je veux bien être en fin de parcours pour te le renvoyer en Allemagne, don't worry...) ;-)
    #6.1 Niessu sur 09/09/08 à 07:29
    Héhé j'ai quand meme réussi à intriguer quelques unes d'entre vous avec ce billet, c'est très bien. Je vais voir pour l'envoi, juste le temps de reprendre mes activités normales et je fais ça.
    #7 Ys sur 09/08/08 à 07:25
    Alors là, si tu ne cèdes pas...
    #7.1 Niessu sur 09/09/08 à 07:31
    Cela voudra dire que je suis une grosse vilaine, je sais ;-). T'inquiètes pas, tu l'auras ce bouquin.
    #8 Magda sur 09/08/08 à 11:43
    Hé bé dis donc Agnès, ça chauffe à Kiel! J'ai adoré ce billet. Je n'ai pas lu le bouquin (je trouve le titre très con quand même, très marketing éditorial à deux balles) et si je n'avais pas une montagne de bouquins à me taper, je me taperais volontiers l'"Enculée".
    M'enfin quand même, je suis bien d'accord avec toi, ce vieux fantasme de la virginité me déprime complètement, je trouve ça ringard au possible.
    #8.1 Niessu sur 09/09/08 à 07:44
    Merci Magda. Pour ce qui est du titre je ne sais pas trop. J'ai du mal à vraiment considérer ça comme du marketing, car ce n'est pas du tout de l'esbrouffe. Le titre te renseigne tout de suite sur la teneur de l'ouvrage. D'ailleurs, de ce que j'ai pu voir à Metz (mais il faudrait peut-etre analyser la situation à Paris et d'en d'autres grandes villes pour se faire une idée plus précise), ce titre explicite a plutot l'air de le desservir. Ainsi, au lieu de le placer aux cotés des autres livres de la rentrée Stock sur les tables réservées aux nouveautés, la Fnac et les deux autres libraires généralistes de la ville l'avaient pudiquement rangé dans les rayons, comme s'il ne s'agissait pas d'un livre de la rentrée. De plus ils n'en avaient qu'un exemplaire en magasin... J'ai déjà vu plus réussi comme marketing (et il n'a eu de critique ni dans Lire ni dans le Magazine littéraire ni dans Transfuge).
    #9 Magda sur 09/08/08 à 11:45
    PS : c'est quand même d'un snobisme littéraire incroyable, une jeune femme à Kiel lisant "Enculée". Ah mais non, c'est vrai, tu es en France en ce moment...
    #9.1 Niessu sur 09/09/08 à 07:50
    Ben oui, je l'ai lu en France celui-là. Désolée de te décevoir. Mais je peux peut-etre me rattraper : un roman érotique chinois du XVIIe siècle lu en traduction française en Allemagne, ça compte ?
    #10 Magda sur 09/09/08 à 08:09
    Ah oui ça compte!!!
    Bon, alors je plains au contraire l'auteur du roman. C'est vache de ne pas avoir droit à une promo normale à cause d'un titre. Mais l'éditeur a dû se planter certainement. Normalement c'est lui qui finit par imposer le titre... Bon, inutile de gloser ad vitam eternam sur ce titre, je lirai peut-être le roman un jour, en attendant je file j'ai un tournage à préparer moi (encore!!!) Bonne journée Niessu!
    #11 Ys sur 09/09/08 à 11:13
    Yeah ! Je savais bien que ça servait dans la vie d'être un brin casse-pied ! Merci beaucoup, je surveille ma boîte aux lettres !
    #11.1 Niessu sur 09/15/08 à 12:32
    Je vais essayer de faire partir ça demain (désolée, un poil débordée ces jours-ci). Je te ferai signe quand le colis sera parti.
    #12 Roxane sur 09/11/08 à 10:47
    Voilà un billet intéressant. Je note...
    #12.1 Niessu sur 09/15/08 à 12:34
    Voilà qui ne me surprend guère :-D.
    #13 Lou sur 09/22/08 à 05:15
    Honnêtement, ce livre ne me tente pas du tout... même si j'ai adoré lire ton billet :-) Je recommence tout juste à faire le tour de la blogosphère après des mois avec un accès à Internet assez ridicule... et quel plaisir que de revenir par ici... gnark gnark gnark !
    Au passage, pourrais-tu m'envoyer un email pour me redonner ton adresse postale (shame on me, je sais) ?
    #13.1 Niessu sur 09/24/08 à 09:53
    Bon retour dans les coins et recoins de la blogobidule, ma chère Lou. Ça fait plaisir de te revoir :-). Promis, je passe faire un tour chez toi dès que je peux (j'ai aussi du mal à tenir le rythme en ce moment).
    Pas de problème pour l'adresse, je t'envoie ça tout à l'heure.
    #14 passenger sur 09/24/08 à 08:48
    Bonjour,
    c'est le deuxième avis féminin que je lis sur ce livre et force est de constater que les dames en parlent mieux que les messieurs. Question de point de vue et de sensibilité peut-être. Mais pas seulement à mon avis.
    #14.1 Niessu sur 09/24/08 à 10:04
    Merci Passenger :-). Tu as peut-etre bien raison, mais je viens tout de meme de trouver une exception assez désolante à cette règle - si règle il y a : http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/09/11/la-sodomie-pour-les-nuls
    Voilà une femme qui non seulement n'a pas apprécié le livre, ce qui en soi est tout à fait légitime, mais surtout a commis une critique - je suis généreuse, là - des plus navrantes. Ça par contre c'est grave pour une critique pro.
    #14.1.1 passenger sur 09/24/08 à 01:15
    Je viens de lire. Mais ce n'est pas une critique. C'est plat, sans profondeur et limite vulgaire.;-)
    Le plus rigolo c'est que je me souviens avoir lu sur cette personne un truc très, très méchant bourré de mauvaise foi et un peu bête(presqueriensurpresquetout)qui m'avait arraché un sourire à peine forcé.
    #15 Thom sur 09/24/08 à 10:00
    Hum. C'est marrant, je n'avais vraiment pas du tout envie de le lire... un préjugé sûrement (l'équation : rentrée litté + Stock + sodomie + micro-polémique à deux balles + critiques presque toutes médiocres = je fuis)... mais bref. Là, du coup, je ne sais plus du tout (car le préjugé inverse : "si Agnès le dit..." en est quand même un, évidemment). La question principale étant : "ai-je réellement envie de lire un éloge de la sodomie ?" au sens non pas puritain de la question, mais au sens le plus cru (hihi) qui soit... c'est à dire : "ai-je vraiment quelque chose à foutre d'un éloge de la sodomie ?"
    Eh bien ça... je ne sais pas trop. L'auteur ne prêche-t-il pas les convertis ? Bah oui : pour avoir envie de lire un éloge de la sodomie, encore faut-il pouvoir concevoir qu'on en fasse l'éloge, hein. C'est logique.

    (bon, je m'arrête là pour aujourd'hui, c'était un peu long mais ça faisait teeeeeeeellement longtemps que je n'avais pas dit de connerie ici...)

    (remarque subsidiaire... j'adore le titre du billet, en revanche je ne suis pas sûr que tu aies fait le meilleur choix pour le référencement google - tu avais une occasion en or de faire exploser tes stats ;-)
    #15.1 Niessu sur 09/24/08 à 10:18
    Oh chouette Thom est de retour :-D. Je comprend tes réticences face à ce livre vu le contexte de sa parution (j'adore ton équation). J'ai eu la chance de le repérer et de décider qu'il me le fallait avant meme d'en lire la moindre critique, c'est sur que ça aide. Sinon, pourquoi le lire ? Parce que c'est bien écrit et furieusement drole (dans ces moments-là je regrette que le geekus favoritus ne parle pas français ; la lecture à voix haute de certains passages aurait pu etre du plus bel effet ;-)). Enfin en tout cas, je fais voyager le livre : Ys vient de publier sa critique et l'a fait suivre à Fashion. Si ça te tente, tu n'as qu'à lui faire signe ;-).
    Quant au titre, merci, je dois dire que j'étais très fière de ma trouvaille (un rien m'amuse). Et c'est très gentil de penser à mes stats (qui sont en berne parce que je n'écris pas assez, ainsi va la vie), mais, tu sais, mes billets sur le yaoi conduisent déjà pas mal de ce genre de brebis égarées chez moi (le mot "éphèbe" attire plus que tout autre) ;-).
    #16 Ceus sur 10/07/08 à 02:11
    Marketing, ce titre ?
    "Bonjour Mlle la libraire je cherche "enculée"..." ;-)
    #16.1 Niessu sur 10/09/08 à 07:44
    C'est tout à fait ça, cher (chère?) Ceus, tu as tout compris ;-).

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