1, 2, 3 nous irons au bois... uniquement si le loup y est !
Sunday, September 14. 2008
Oyez, oyez, braves gens, mes vérités à deux francs six sous du jour : la reprise c'est duraille, déterminer un bon sujet de mémoire est une activité hautement périlleuse qui vous bouffe le cerveau, le moral et votre temps de lecture et d'écriture bloguesque et j'ai un tag de retard. Le pétage de plombs me guette constamment, planqué dans les buissons au sortir de ma tanière, prêt à m'assaillir à la moindre seconde d'inattention – je raconte nimp (mais je suis chez moi alors j'ai le droit) et j'ai jeté mon style à la poubelle pour l'occasion, yeah ! Bref, voici enfin ma contribution au tag de la page 123. Petit rappel de la marche à suivre :
1. Révélez par quelle voie – divine, démoniaque ou autre – cet outil de divertissement bloguesque est arrivé chez vous.
2. Saisissez-vous de votre lecture du moment et forcez la à s'ouvrir, magiquement, pile poil à la page 123 – caressez-lui le dos afin de l'amadouer et de ne pas vous faire mordre.
3. Recopiez le texte au sens lumineux – qui vous permettra accessoirement de sauver l'univers d'une mort certaine – des phrases 5, 6, 7 et 8 de la page susmentionnée.
4. Indiquez le titre et l'auteur de l'ouvrage dont sont extraites ces paroles si troublantes.
5. Choisissez soigneusement quatre victimes parmi vos amis blogueurs, qui n'échapperont au sacrifice humain que s'ils consentent, eux aussi, à se plier au rite de passage littéraire de la page 123.
1. La patate chaude, reçue en pleine tronche, vient de chez Ys, que je prie de ne surtout pas se méprendre sur le ton somme toute sarcastique de cette prière au dieu Tag, car il n'est nullement dirigé contre elle. Je ressens juste là-maintenant-tout-de-suite un besoin impérieux de raconter un monceau d'âneries. On pourrait au contraire même affirmer qu'elle me fournit une occasion salvatrice de laisser libre cours à mon incohérence fondamentale et ainsi de m'éviter une transformation imminente et irréversible en zinzin intergalactique. Donc on dit „Merci Madame Ys !“
2. Gentil petit, petit. Y veut un nonos, y veut un susucre – du crack ? GRRRRR Saloperie, il m'a mordue l'enfoiré. Viens par là sale bête... quelques prises de catch plus loin – censurées pour le bien de notre jeune public, sensible et délicat – la Bête gît, le regard déjà glauque mais le poil encore brillant, dans mes mains ensanglantées.
3. „Und wenn auch – was war denn von meinem „geistigen Leben“ noch übrig? Lag das nicht alles in Scherben und hatte seinen Sinn verloren? Aber meine anderen, meine persönlichsten Probleme und Anliegen, die würde sie alle verstehen, daran zweifelte ich nicht. Bald würde ich mit ihr über den Steppenwolf, über den Traktat, über alles und alles reden, was bisher nur für mich allein existiert, worüber ich nie mit einem Menschen ein Wort gesprochen hatte.“
4. Et le nom de la Bête est... Der Steppenwolf (Le Loup des steppes) de Hermann Hesse. „Nur für Verrückte“, n'est-ce pas Magda ?
5. Après une telle effusion de sang, le dieu Tag est certainement satisfait et repu – c'est du moins mon avis de grande prêtresse ; le premier qui me contredit, je le bouffe. Je ne vais donc pas désigner de nouvelle victime pour le moment – le troupeau est déjà assez décimé comme ça ; admirez ma magnanimité sans bornes – mais sachez que toute candidature volontaire au suicide littéraire rituel sera la bienvenue.
1. Révélez par quelle voie – divine, démoniaque ou autre – cet outil de divertissement bloguesque est arrivé chez vous.
2. Saisissez-vous de votre lecture du moment et forcez la à s'ouvrir, magiquement, pile poil à la page 123 – caressez-lui le dos afin de l'amadouer et de ne pas vous faire mordre.
3. Recopiez le texte au sens lumineux – qui vous permettra accessoirement de sauver l'univers d'une mort certaine – des phrases 5, 6, 7 et 8 de la page susmentionnée.
4. Indiquez le titre et l'auteur de l'ouvrage dont sont extraites ces paroles si troublantes.
5. Choisissez soigneusement quatre victimes parmi vos amis blogueurs, qui n'échapperont au sacrifice humain que s'ils consentent, eux aussi, à se plier au rite de passage littéraire de la page 123.
1. La patate chaude, reçue en pleine tronche, vient de chez Ys, que je prie de ne surtout pas se méprendre sur le ton somme toute sarcastique de cette prière au dieu Tag, car il n'est nullement dirigé contre elle. Je ressens juste là-maintenant-tout-de-suite un besoin impérieux de raconter un monceau d'âneries. On pourrait au contraire même affirmer qu'elle me fournit une occasion salvatrice de laisser libre cours à mon incohérence fondamentale et ainsi de m'éviter une transformation imminente et irréversible en zinzin intergalactique. Donc on dit „Merci Madame Ys !“
2. Gentil petit, petit. Y veut un nonos, y veut un susucre – du crack ? GRRRRR Saloperie, il m'a mordue l'enfoiré. Viens par là sale bête... quelques prises de catch plus loin – censurées pour le bien de notre jeune public, sensible et délicat – la Bête gît, le regard déjà glauque mais le poil encore brillant, dans mes mains ensanglantées.
3. „Und wenn auch – was war denn von meinem „geistigen Leben“ noch übrig? Lag das nicht alles in Scherben und hatte seinen Sinn verloren? Aber meine anderen, meine persönlichsten Probleme und Anliegen, die würde sie alle verstehen, daran zweifelte ich nicht. Bald würde ich mit ihr über den Steppenwolf, über den Traktat, über alles und alles reden, was bisher nur für mich allein existiert, worüber ich nie mit einem Menschen ein Wort gesprochen hatte.“
4. Et le nom de la Bête est... Der Steppenwolf (Le Loup des steppes) de Hermann Hesse. „Nur für Verrückte“, n'est-ce pas Magda ?
5. Après une telle effusion de sang, le dieu Tag est certainement satisfait et repu – c'est du moins mon avis de grande prêtresse ; le premier qui me contredit, je le bouffe. Je ne vais donc pas désigner de nouvelle victime pour le moment – le troupeau est déjà assez décimé comme ça ; admirez ma magnanimité sans bornes – mais sachez que toute candidature volontaire au suicide littéraire rituel sera la bienvenue.
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Comments
et ton texte aussi, mais vraiment ce dessin est la petite touche qui libéra le rire un peu malade du cerveau qui, s'il ne cherche pas de sujet de mémoire (ouf!) essaie désespérément de trouver un moyen d'organiser de façon légère, habile et cohérente les textes de ce (...) de TD.
Bon courage!