Es ist soweit.../Ça y est... (II)
Friday, August 13. 2010
Die neue Missy kommt Montag raus! Zu dieser Ausgabe habe ich zwei Texte beigetragen: einen Artikel über Yoko Tsuno für die Reihe der „Lieblingsstreberinnen“ und den Literatur-Aufmacher über Sara Stridsbergs endlich auf deutsch erscheinenden Roman Traumfabrik, den ich euch wärmstens empfehle. Hervorzuheben sind auch das neue, knalligere Layout der Zeitschrift und der lange Artikel über die neue weibliche erotische Literatur, den ich euch nur ans Herz legen kann
.

La Missy nouvelle paraît lundi ! J'ai signé deux textes pour ce numéro : un article sur Yoko Tsuno pour la rubrique „Lieblingsstreberinnen“ (comprenez les „têtes“ ou „cerveaux“ préféré(e)s) et une critique/présentation du roman de Sara Stridsberg, La faculté des rêves, qui paraît enfin en allemand et que je vous recommande toujours autant. Notez également que la revue a un nouveau look plus audacieux et contient un long article sur la nouvelle littérature érotique féminine dont je ne peux que vous conseiller la lecture
(oui, c'est en allemand, ça peut poser problème à certain(e)s, je sais).

La Missy nouvelle paraît lundi ! J'ai signé deux textes pour ce numéro : un article sur Yoko Tsuno pour la rubrique „Lieblingsstreberinnen“ (comprenez les „têtes“ ou „cerveaux“ préféré(e)s) et une critique/présentation du roman de Sara Stridsberg, La faculté des rêves, qui paraît enfin en allemand et que je vous recommande toujours autant. Notez également que la revue a un nouveau look plus audacieux et contient un long article sur la nouvelle littérature érotique féminine dont je ne peux que vous conseiller la lecture
Operation Clear Backlog: Episode 3
Sunday, May 30. 2010
Nota Bene: BiLLet MULtilinGUE / mulTILINgual PoST / MEHRsprachIGER EinTRag / FlerSPRÅkigt inlÄgG
The operation Clear Backlog continues, yes, yes, and this third episode shall reveal, like the first, works of mixed quality, origin and topic.
Hermann Hesse: Demian
Demian
Hermann Hesse
Suhrkamp 2007 (1919)
155 S.
Hermann Hesse
Suhrkamp 2007 (1919)
155 S.
Demian erzählt vom Werdegang des jungen Emil Sinclair, Sohn einer bürgerlichen Familie, der in einer so klar schwarzweiß definierten Welt lebt, dass man ihm schnell ein einfaches Gemüt unterstellt. Seine Welt gerät allerdings ins Wanken, als er sich durch (jugendlichen) Leichtsinn den lokalen bösen Jungen zu sehr nähert und von der Titelfigur Demian aus seiner zunehmend heiklen Lage gerettet wird. Die Zeit vergeht und Emils Freundschaft zu Demian, dem sonderbaren Jungen, der so viel Geheimnisvolles weiß, wächst, wozu sich auch leidenschaftliche Gefühle für Demians Mutter Eva gesellen. Viele Fehler, Exzesse, existentielle Fragen und esoterische Versuche später ziehen Emil und Demian in den Krieg, der zur endgültigen Trennung der beiden führt und das Ende von Emils Selbstfindung markiert.
So viel flache, klischeehafte Esoterik habe ich selten gelesen und schon gar nicht von Hesse erwartet, der mit dem freilich mehrere Jahre nach Demian erschienenen Roman Der Steppenwolf bewiesen hat, dass er es besser kann. Demian fehlt die Stringenz, die Kraft, die Subtilität und die Ironie des Steppenwolfs, wobei Letzteres vermutlich das Hauptproblem darstellt: Alles ist in Demian furchtbar ernst gemeint! Und wenn das Kitschigste und Lächerlichste so ernst gemeint ist, tut es nur noch weh – besonders der erste Teil, als Emils Welt noch unversehrt ist, hat mich Einiges an Überwindung gekostet. Und doch hätte ich mich von diesem Bericht einer Jugend angesprochen fühlen sollen, deren Bedürfnis nach Individualität mit dem Streben der Gesellschaft nach Gleichförmigkeit kollidiert. Ich habe ihn zwar im Rahmen einer Prüfung gelesen, habe ihn aber freiwillig ausgewählt und war ursprünglich sehr neugierig auf diese Erzählung, an den sich Mamiya Okis Manga Das Demian-Syndrom (Yaoi, Yaoi
Demian erscheint bei Suhrkamp.
On va faire court, j'ai la flemme de traduire ma critique allemande en français : Demian, c'est nul et complètement kitsch (non vraiment j'ai souffert en le lisant). Rarement lu autant d'ésotérisme à deux balles. Pas la peine de perdre votre temps avec ce récit d'une jeunesse contrariée pas convaincant, plein de pathos et dénué de recul ou d'ironie (écrit en trois semaines et ça se sent). Allez donc plutôt lire directement Le Loup des steppes, c'est autrement plus réussi et complexe. Ou alors, si vous voulez lire de chouettes histoires d'organisations secrètes ésotériques, pleines d'onirisme et d'aventure, allez donc voir du côté de chez Corto Maltese.
Demian est publié chez Stock et Le Livre de poche.
PC Jersild: En levande själ

En levande själ
PC Jersild
Bonniers 2007 (1980)
266 s.
PC Jersild
Bonniers 2007 (1980)
266 s.
En levande själ är en underbar SF roman som kritiserar medecinens utveckling till en ren rationalistisk vetenskap helt utan etik som blir slav under marknadens princip av alltid mer, alltid snabbare. Den visar med mycket humor hur absurd denna absoluta rationalism är som försöker att förvandla människorna i automatiska maskiner utan själ eller känslor (på det sättet som Descartes betraktade djur). Romanen avsluter på hemskt vis men även om ämnet är allvarligt och tragiskt, så får jag säga att Ypsilons berättande är hur komiskt som helst med dess naiva-optimistiska synpunkt. En levande själ kan varmt rekommenderas!
En levande själ publiceras av Albert Bonniers.
Ypsilon, ainsi s'appelle un cerveau nageant dans un aquarium quelque part dans un laboratoire indéterminé. Il ne sait pas qui il est ni ne se souvient de ce qui s'est passé avant qu'il ne soit réduit à l'état de cerveau auquel ne restent attachés qu'un œil (input) et les deux oreilles faisant office de stabilisateurs. Prisonnier de cet état, il nous raconte son histoire pendant qu'on lui fait subir des expériences : comment il tombe amoureux d'Emma la laborantine, sa tentative d'évasion rocambolesque et ce qu'il a réussi à découvrir au sujet de l'expérience et de celui qui la conduit.
Mon âme dans un bocal est un formidable roman de science fiction critiquant l'évolution de la médecine vers une science purement rationnaliste, dépourvue d'éthique et devenant l'esclave des lois du marché exigeant toujours plus, toujours plus vite. Il montre avec beaucoup d'humour toute l'absurdité de ce rationalisme absolu cherchant à transformer les humains en des machines automatiques sans âme ni émotions (en gros selon le principe des animaux-machines de Descartes). Le roman s'achève sur une note particulièrement amère mais, même si le sujet est en soi sérieux et tragique, il faut bien reconnaître que le point de vue naïf et optimiste d'Ypsilon est délicieusement comique. Un roman que je vous recommande chaudement !
Mon âme dans un bocal est publié chez Actes Sud.
Jack Kerouac: The Subterraneans
The Subterraneans
Jack Kerouac
Penguin Books 2001 (1958)
163 p.
Jack Kerouac
Penguin Books 2001 (1958)
163 p.
„And so having had the essence of her love now I erect big word constructions and thereby betray it really – telling tales of every gossip sheet the washline of the world – and hers, ours, in all the two months of our love (I thought) only once-washed as she being a lonely subterranean spent mooningdays and would go to the laundry with them but suddenly it's dank late afternoon and too late and the sheets are grey, lovely to me – because soft. – But I cannot in this confession betray the innermosts, the thighs, what the thighs contain – and yet why write? – the thighs contain the essence – yet tho there I should stay and from there I came and'll eventually return, still I have to rush off and construct construct – for nothing – for Baudelaire poems –“ (p.16)
The Subterraneans is published by Penguin Books.
Es ist soweit.../Ça y est
Tuesday, May 11. 2010
Meine erste Printrezension ist erschienen!! Und zwar habe ich für die popfeministische Zeitschrift Missy Magazine das neueste Buch der französischen Feministin Elisabeth Badinter, Le Conflit, vorgestellt. Die Ausgabe gibt es ab Montag in allen Bahnhofs- und Flughafenbuchhandlungen in Deutschland, Österreich und der Schweiz sowie online und in ausgewählten Buchläden zu kaufen (Abonnentinnen dürften ihr Exemplar schon bekommen haben).

Ma première critique papier est parue !! J'ai en effet rédigé un article sur Le Conflit d'Elisabeth Badinter pour la revue féministe pop allemande Missy Magazine. Le numéro en question sera disponible dès lundi dans tous les kiosques des gares et aéroports d'Allemagne, de Suisse et d'Autriche ainsi que dans certaines librairies allemandes. Pour qui désirerait se le procurer depuis l'étranger, les commandes en ligne, au numéro ou abo (4 numéros par an), sont possibles.
Pour ceux et celles qui ne lisent pas l'allemand ce post n'a bien sûr aucun intérêt... mais une critique en français du Conflit sur ce blog est prévue
.

Ma première critique papier est parue !! J'ai en effet rédigé un article sur Le Conflit d'Elisabeth Badinter pour la revue féministe pop allemande Missy Magazine. Le numéro en question sera disponible dès lundi dans tous les kiosques des gares et aéroports d'Allemagne, de Suisse et d'Autriche ainsi que dans certaines librairies allemandes. Pour qui désirerait se le procurer depuis l'étranger, les commandes en ligne, au numéro ou abo (4 numéros par an), sont possibles.
Pour ceux et celles qui ne lisent pas l'allemand ce post n'a bien sûr aucun intérêt... mais une critique en français du Conflit sur ce blog est prévue
Postapokalyptische Weiblichkeit
Tuesday, May 4. 2010
Sarah
Otomo/ Nagayasu
Aus dem Jap. übersetzt von Junko Iwamoto-Seebeck und Jürgen Seebeck
Carlsen 1996
(jap. Orig. 1990)
Otomo/ Nagayasu
Aus dem Jap. übersetzt von Junko Iwamoto-Seebeck und Jürgen Seebeck
Carlsen 1996
(jap. Orig. 1990)
Ende April fand der 12. Anime Marathon in Brehna statt und da ich dieses Jahr ziemlich oft als Aufsicht in der Mangabibliothek saß, habe ich sogar Zeit gehabt, eine Serie (soweit vorhanden) durchzulesen, nämlich Sarah von Kastuhiro Otomo (Text) und Takumi Nagayasu (Zeichnungen).
Als Scharen von Menschen versuchen, ihre durch Anschläge beschädigten Raumstationen zu verlassen, um notgedrungen auf eine längst vergiftete Erde zurückzukehren, wird Sarah von ihren drei Kindern, Harato, Satoko und Tsumuri getrennt. Sie behält bei sich nur ihr letztes Kind, einen Säugling, und muss fliehen. Was damals passiert ist, was Sarah auf ihrer Flucht erlebt hat, erfährt der Leser erst später und nur partiell. Als wir Sarah einige Jahre nach den Anschlägen auf der Erde wieder begegnen, ist sie eine rätselhafte Einzelkämpferin geworden. Der Händler Tsue ist ihr einziger Weggefährte, dem sie sich aus praktischen Gründen – er besitzt einen LKW – angeschlossen hat. Zusammen reisen sie durch Wüsten, halb leere Städte und Kriegszonen, sie auf der Suche nach ihren Kindern, er auf der Suche nach guten Geschäften, und werden bei jeder Etappe mit dem Zerstörungspotential menschlichen Machtstrebens aufs Neue konfrontiert.
Leider hat Carlsen die Veröffentlichung der deutschen Übersetzung von Sarah nach 14 (sehr schmalen) Bänden im 25x16,6 cm Format unterbrochen, so dass ich nur einen Teil der Serie bewerten kann (alle Bände sind gespiegelt, anders aufgeteilt als im Original und ich werde den Verdacht nicht los, dass die Übersetzung nicht ganz sauber ist, hören doch viele Sprechblasen mitten im Satz abrupt auf... so hat man es eben in den 90ern gemacht... und heute ist die Serie natürlich vergriffen). Aber was ich davon lesen konnte, immerhin einen Großteil der Serie, war beeindruckend. Angefangen mit der Hauptfigur, denn wenn das allgemeine postapokalyptische Setting samt Figur, die nach etwas Verlorenem sucht, nicht gerade revolutionär ist, so ist die Entscheidung für eine Protagonistin statt eines Protagonisten in einem solchen Kontext eher selten. Man mag natürlich argumentieren, dass die Betonung von Sarahs Mutterrolle wiederum das alte Klischee der Mutter bestätigt, die alles tut, um ihre Kinder zu schützen, gar nur noch um ihrer Kinder willen lebt. Und das würden sogar die ersten Bände der Serie tendenziell bestätigen. Nur wird dieses Klischee bald durch Sarahs Konfrontation mit anderen „Müttern“ relativiert und durch die Auseinandersetzung mit Kindsmord, Prostitution und Notlagen unterwandert. Selbst das Bild des Kindes als gutes, unverdorbenes Wesen, das man nur lieben kann und sogar lieben muss, wird hier demontiert. Sarah ist keine perfekte Mutter und auf keinen Fall eine Frauenfigur, die sich auf diese eine Rolle reduzieren ließe. Groß und stark, in einem Umhang gehüllt, der auch sämtlichen Spacepirates und Vampirjägern des Mangauniversums stünde, tritt sie vor allem als wortkarge Kämpferin auf – und wie sie da kämpft! - und wird durch eine Umdeutung des Motivs der abgeschnittenen Brust mit den Amazonen assoziiert. Und überhaupt ist eine solche Untersuchung von Weiblichkeit im stark männlich dominierten Science-Fiction-Genre, dazu noch im Zusammenhang mit einem Krieg, in den sich auch Sarah einmischt, für mich ein Grund zu jubeln. Die einzige vergleichbare Figur, die mir im Bereich Manga/Anime spontan einfällt, ist Miyazakis Nausicaä.
Sarah ist aber nicht nur ein thematisch sondern auch graphisch, dank Nagayasus realisitschen und souveränen Zeichenstils, hervorragender Manga. Ob Porträts, Landschaften, Mengen, Explosionen oder Kampfszenen, alles ist perfekt gezeichnet. Sowohl auf der Panel- als auch auf der Seitenebene zeigt Nagayasu einen grandiosen Sinn für Komposition und Dynamik. Einige Ganzseitenillustrationen erinnern absichtlich an Propagandaplakate, so dass die Mechanismen totalitärer Diskurse hier auch auf graphischer Ebene entlarvt werden.
Wer Science-Fiction mag und/oder auf der Suche nach Mangas mit starken Frauenfiguren ist, sollte auf jeden Fall Sarah lesen. Und wer französisch lesen kann, hat sogar die Möglichkeit, die Serie zu Ende zu lesen, denn Delcourt hat sie, im Gegensatz zu Carlsen, abgeschlossen (dabei muss man allerdings beachten, dass Band 14 in der deutschen Fassung Band 8 in der französischen entspricht, welche insgesamt aus 11 Bänden besteht). Hoffentlich werde ich selbst irgendwann dazu kommen, mir die restlichen drei Bände auf französisch zuzulegen...
Operation Clear Backlog: Episode 1
Wednesday, March 31. 2010
Nota Bene: BiLLet MULtilinGUE / mulTILINgual PoST / MEHRsprachIGER EinTRag / FlerSPRÅkigt inlÄgG
And yet another month of virtual non-activity on this blog... I've been doing other things, been tired, been blocked... the mere thought of all those unwritten reviews is depressing me. In an attempt at overcoming these difficulties I've decided to try a new method: instead of writing long reviews as I usually do, I'm going to settle for a shorter form until I've cleared my backlog. Composing very analytical and detailed pieces isn't that much of a challenge for me (at least when I feel like it), it's what I'm trained to do, neither is saying in a sentence or two if a book was appalling, great or boring, but keeping it brief AND being satisfied with the result definitely is.
This new treatment doesn't have anything to do with the quality of the books I shall speak of, which form a mixed bag of „must read“, „well, if you must“ and „don't bother spending your money and time on that crap“. For more neutrality I shall procede alphabetically.
Bâ, Mariama Une si longue lettre :
Une si longue lettre
Mariama Bâ
Le Serpent à Plumes 2001
(Les Nouvelles Editions Africaines du Sénégal 1979)
165 p.
Mariama Bâ
Le Serpent à Plumes 2001
(Les Nouvelles Editions Africaines du Sénégal 1979)
165 p.
Bien qu'intéressant et pas mal écrit – disons surtout que cela se lit très facilement, le style en soi n'a rien de particulier –, Une si longue lettre n'en est malheureusement pas pour autant l'écrit révolutionnaire et fort auquel je m'attendais.
Une si longue lettre est paru au Serpent à plumes dans la collection Motifs.
Burman, Carina Vit som marmor:
Vit som marmor: ett romerskt mysterium
Carina Burman
Albert Bonniers 2006
340 s.
Carina Burman
Albert Bonniers 2006
340 s.
Vit som marmor publiceras av Albert Bonniers.
Comme je l'avais déjà mentionné ici, Vit som marmor (Blanc comme marbre, à ma connaissance non traduit en français) de Carina Burman fut une fort mauvaise pioche : plat, sans humour ni style ni suspense, truffé des clichés les plus communs sur les artistes et l'Italie... non vraiment aucun intérêt, d'ailleurs je l'ai lâché au tiers. Et là, vous vous dites à raison, chers lecteurs, „t'es bien gentille ma poule, m'enfin de quoi ça parle ce bouquin ?“ Donc, au cas où il serait un jour traduit en français – vus l'engouement actuel pour les polars scandinaves et la notoriété dont jouit Carina Burman en Suède, je n'excluerais pas cette possibilité – et parce qu'il y a sûrement parmi vous de fervents amateurs d'enquêtes de détective, sachez que Vit som marmor est le deuxième volet (le premier étant épuisé j'ai dû me rabattre sur celui-là) des aventures de l'écrivaine à succès Euthanasia Bondeson, vieille fille imbue de sa personne, très madame-je-sais-tout (sans pour autant être franchement impressionnante intellectuellement) et détective amateure. L'action se passe en 1852 à Rome dans le milieu des colonies d'artistes et autres férus d'archéologie. Il y aura forcément un meurtre, enfin du moins si l'on en croit la quatrième de couverture, parce que pendant le premier tiers du livre nous n'avons droit qu'à une série de séances de contemplation de statues antiques, de repas invariablement composés de fromage et de vin et de réflexions d'une platitude consternante sur la mise et les manières de la jeune dame de compagnie d'Euthanasia, Agnes, et sur les amourettes de quelques artistes-touristes. Ce regard condescendant, cette héroïne se voulant libérale mais en fin de compte assez coincée sont d'autant plus désagréables que la narration est à la première personne, donc sans le moindre moment de répit !
Une grosse déception, le sujet, le personnage principal – ce nom ! –, en théorie ce roman avait de quoi me plaire, mais non.
Cărtărescu, Mircea Warum wir die Frauen lieben:
Warum wir die Frauen lieben
Mircea Cărtărescu
Aus dem Rumänischen von Ernest Wichner
Suhrkamp 2008
(rum. Orig. 2004/2006)
173 S.
Mircea Cărtărescu
Aus dem Rumänischen von Ernest Wichner
Suhrkamp 2008
(rum. Orig. 2004/2006)
173 S.
Literarisches Boxen: großartige Idee!
Warum wir die Frauen lieben erscheint bei Suhrkamp.
And now for something completely different: Pourquoi nous aimons les femmes est un recueil de nouvelles parues pour la plupart à l'origine dans l'édition roumaine de Elle. Si vous en déduisez que cela ne doit pas voler bien haut, vous faites là une grossière erreur (mais tout à fait compréhensible). En effet, Cărtărescu est un grand auteur, connu principalement pour son autobiographie en trois volumes et portrait de la Roumanie sous la dictature, Orbitór, publiée en français chez Denoël (Orbitor, L'Œil en feu et L'Aile tatouée). Et il sait, mieux que tout autre, rendre hommage aux femmes qu'il a aimées grâce à l'impressionnante puissance évocatrice de sa langue. De petits mondes et de grandes visions naissent sous sa plume, tantôt doux-amers, tantôt cyniques ou étranges et grotesques, souvent emprunts d'onirisme. Loin d'être uniquement une déclaration d'amour aux femmes c'est aussi une déclaration d'amour (et parfois de guerre) à la littérature, Borges, Kafka, Nabokov, Dostoïevski et bien d'autres attendant le lecteur au détour de chaque page. J'aurais bien voulu partager un extrait avec vous, chers lecteurs, mais comme je ne possède pas la traduction française de ce volume, je ne puis malheureusement le faire (au fait, la traductrice française de Cărtărescu, Laure Hinckel, tient un blog). Quoiqu'il en soit, je vous le recommande vivement.
Pourquoi nous aimons les femmes est paru chez Denoël.
Chanting to the sun: a rant
Sunday, February 28. 2010
Big bout of fatigue lately hence the lack of posts in February. Cette putain de grisaille cherche à avoir ma peau, la fourbe: Oktober, November: Regen, ständig; Dezember, Januar, Februar: Schnee, ständig und jetzt wieder Regen... Ich will Sonne! S-O-N-N-E! Sun! Soleil! Sol! Compris ?
Plus, I can't decide in which language to write or to read and what. What's best for me right now: Italian literature? Japanese? French-Canadian? Swedish? Peter Handke? Max Frisch? Realist fiction? Mythological fiction? Yesterday evening, in a state of complete desperation, I finally settled for Russian literature in French translation... so I am currently reading Anna Karenina, which is surprisingly good (and it'd better stay like that, that 800+ pages, small-printed monster of a novel) and quite a suicidal decision as I've got a pile of books about the history of homosexuality and gender in Japan to read for my presentation on yaoi at the Anime Marathon in April (already done it twice, with much less background reading, but this time I wanted to understand the context of this genre a bit better, so, yeah, this is self-inflicted research, and a lot of fun actually). And I'm still re-reading The Sandman, approximately at the speed of a tetraplegic turtle, taking copious notes and making a mental list of all the great works of literature of similar narrative and mythological scope (Odyssey, Iliad, Eneid, The Divine Comedy, Kojiki, Genji monogatari...) I ought to read.
In a word: a lot to do and to discover, a lot of variety, which would be great, if my battery weren't running so low... I need energy, spring, colours, SUN! Esteban, où tu te planques ? Vas dire à ton père qu'il ramène ses fesses par ici ! (comprenne qui pourra.)
Plus, I can't decide in which language to write or to read and what. What's best for me right now: Italian literature? Japanese? French-Canadian? Swedish? Peter Handke? Max Frisch? Realist fiction? Mythological fiction? Yesterday evening, in a state of complete desperation, I finally settled for Russian literature in French translation... so I am currently reading Anna Karenina, which is surprisingly good (and it'd better stay like that, that 800+ pages, small-printed monster of a novel) and quite a suicidal decision as I've got a pile of books about the history of homosexuality and gender in Japan to read for my presentation on yaoi at the Anime Marathon in April (already done it twice, with much less background reading, but this time I wanted to understand the context of this genre a bit better, so, yeah, this is self-inflicted research, and a lot of fun actually). And I'm still re-reading The Sandman, approximately at the speed of a tetraplegic turtle, taking copious notes and making a mental list of all the great works of literature of similar narrative and mythological scope (Odyssey, Iliad, Eneid, The Divine Comedy, Kojiki, Genji monogatari...) I ought to read.
In a word: a lot to do and to discover, a lot of variety, which would be great, if my battery weren't running so low... I need energy, spring, colours, SUN! Esteban, où tu te planques ? Vas dire à ton père qu'il ramène ses fesses par ici ! (comprenne qui pourra.)
Mikrokosmische Studien
Tuesday, January 12. 2010
Verglüht
Catrin Barnsteiner
SchirmerGraf 2004
168 S.
Catrin Barnsteiner
SchirmerGraf 2004
168 S.
Getriebenen von der Schwierigkeit, mich für eine bestimmte Lesesprache oder ein besonderes Thema festzulegen, habe ich mich eine Weile lang auf Novellensammlungen konzentriert (siehe auch den Eintrag über Yôko Ogawa): schnell gelesen, thematisch abwechslungsreich und in allen möglichen Sprachen vorrätig, in einem Wort: perfekt. Entdeckt habe ich bei dieser Kurzgeschichtenwelle Catrin Barnsteiners Debüt Verglüht, über den ich in SchirmerGrafs Katalog gestolpert war. Im Gegensatz zum Rezensenten der FAZ halte ich eine genaue Inhaltsangabe von jeder Novelle in diesem Fall für sinnlos, arbeitet Catrin Barnsteiner in ihren Texten doch sehr stark auf eine Pointe zu, die es durch Spoiler nicht zu zerstören gilt. Es möge also genügen, zu sagen, dass sie alltägliche Situationen schildert, wobei sie ihre Aufmerksamkeit den kleinen störenden Details und anderen unangenehmen Wahrheiten widmet, die die Betroffenen vor der Welt, wenn nicht sogar vor sich selbst, verstecken möchten und nur Leute mit einer besonderen Beobachtungsgabe entdecken können. Die hier inszenierte, auf den ersten Blick so normale Figurenkonstellation zeichnet sich jedoch durch eine gewisse Vielfalt aus: Ob schüchterne junge Frau, alte Damen, Handwerker, Verkäuferin, Fotograph, alter Mann, junges Mädchen oder Privatdetektiv – unter anderem –, alle sind psychologisch und sprachlich so gut getroffen, dass jede Geschichte eine eigene Atmosphäre besitzt. In einigen Fällen kann dies auch eine Schwäche sein, wenn z.B. in Das Fenster im Filter oder Die Äpfel die Hauptfigur in einem so klar umrissenen Mikrokosmos lebt, dass schon beim Auftreten des Störelements das Ende vorhersehbar wird. Und wie immer wenn Erzählungen situations- und figurengetrieben sind, kommt es vor, dass man als Leser bestimmte Situationen oder Figuren aus völlig subjektiven Gründen nicht ausstehen kann. In meinem Fall wäre hier die Novelle Ersatzflügel zu erwähnen, die von der Sehnsucht eines kleinen Mädchens nach Rollschuhen mit Flügeln dran und den alltäglichen Gemeinheiten handelt, die die Beziehungen innerhalb einer Familie, vor allem zwischen Geschwistern, so oft verderben. Sagen wir einfach, dass diese Kurzgeschichte mich daran erinnert hat, warum das schon gut ist, aus der Kindheit raus zu sein.
Die Mehrheit der Geschichten reicht aber von sehr gut bis grandios. Alle inszenieren sie mit zum Teil gnadenlosem Humor die Tragik des Unangepasstseins, der unerreichbaren Ideale, so bescheiden sie auch seien, und des Statusverlustes. Ob skurril wie in Artenvielfalt oder äußerst banal und deswegen so rührend wie in Der Mann mit der Thermoskanne, erzählt Catrin Barnsteiner von verzweifelten Versuchen, den eigenen Platz im Leben zu finden bzw. zu behalten. Einzige Ausnahme, vielleicht: die letzte, nur eine Seite (und ein bisschen) lange, besonders witzige Geschichte, deren Protagonistin, obwohl nicht direkt verzweifelt, in einer höchst bizarren Situation die Seltenheit der Perfektion betont und somit die ganze Tragik der vorangehenden Figuren auf den Punkt bringt – wie übrigens auch der Titel des Textes: Das Glück, dreckig.
Sollte ich meine Lieblingsgeschichte aus dem Band auswählen, müsste ich zwei nennen: Und verführe uns in Versuchung, bitte und Verglüht. Erstere verfolgt das Ritual zweier alten Damen bei ihren Vorbereitungen für die Beichte und die Beichte selbst, die sie zu Hause empfangen. Durch ihre eigenartigen Figuren, das originelle Thema und den auf jeder Ebene gnadenlosen Humor, mit dem es behandelt wird – die Reflexion über Sünde, Beichte und Strafgesetz auf S. 25 ist absolut köstlich – sowie ihre perfekte Struktur und bittere Pointe erscheint Und verführe uns in Versuchung, bitte (der Titel überhaupt ist genial) als ein kleines Meisterwerk: 16 Seiten puren Glücks – für den Leser versteht sich, nicht unbedingt für die Figuren, denn das Glück ist, wie wir wissen, dreckig.
Verglüht, deren Protagonistin eine Fitness-Trainerin ist, die sich auf die von ihren Kollegen gehasste Kundschaft der Midlife Crisis-Männer spezialisiert hat, ist aber möglicherweise noch dreckiger, obgleich banaler in Ton und Thema. Dennoch wird auch hier der Leser meisterhaft hinters Licht geführt. So meint man zunächst die Motivation dieser Frau für diesen Job zu verstehen und ist durch diese nicht gerade sympathische Figur und ihr noch weniger attraktives Klientel irritiert – Eimer schwitzende, prollige Vierzig- oder Fünfzigjährige sind nunmal nicht mein Fall – bis sich der Verdacht einschleicht, dass man die Aussagen der Trainerin missinterpretiert hat und die Realität noch hässlicher sein könnte als vermutet.
Hübsch finde ich zuletzt als verspielte Literaturwissenschaftlerin die Tatsache, dass jenseits der oben aufgeführten Themen weitere, subtilere Motive in mehreren Geschichten wieder auftauchen. So sind mir bei der ersten Lektüre zwei Motivkomplexe aufgefallen: Textilien in Eine Party, Und führe uns in Versuchung, bitte, Größe 36, Eine Detektivgeschichte und Das Glück, dreckig, und das Erstellen von Listen und Kategorien, das Zählen und Klassifizieren in Eine Party, Verglüht, Artenvielfalt, Ersatzflügel und Die Äpfel.
Alles in allem ist Verglüht in gelungenes Debüt, das mich, jenseits der im Klappentext zu Recht erwähnten amerikanischen Tradition der Short Stories, durch seine Thematik und seine Liebe zum Detail an Katrin Askans Erzählband Wiederholungstäter erinnert hat sowie durch die Skurrilität einiger Texte (z.B. Artenvielfalt oder Die Äpfel) an Yôko Ogawas Texte, wenn auch in einer europäischen Färbung und ohne ihre poetische, (alp)traumähnliche Note.






