Es ist soweit.../Ça y est... (II)

Jeudi, 12 août 2010


Die neue Missy kommt Montag raus! Zu dieser Ausgabe habe ich zwei Texte beigetragen: einen Artikel über Yoko Tsuno für die Reihe der „Lieblingsstreberinnen“ und den Literatur-Aufmacher über Sara Stridsbergs endlich auf deutsch erscheinenden Roman Traumfabrik, den ich euch wärmstens empfehle. Hervorzuheben sind auch das neue, knalligere Layout der Zeitschrift und der lange Artikel über die neue weibliche erotische Literatur, den ich euch nur ans Herz legen kann ;-).



La Missy nouvelle paraît lundi ! J'ai signé deux textes pour ce numéro : un article sur Yoko Tsuno pour la rubrique „Lieblingsstreberinnen“ (comprenez les „têtes“ ou „cerveaux“ préféré(e)s) et une critique/présentation du roman de Sara Stridsberg, La faculté des rêves, qui paraît enfin en allemand et que je vous recommande toujours autant. Notez également que la revue a un nouveau look plus audacieux et contient un long article sur la nouvelle littérature érotique féminine dont je ne peux que vous conseiller la lecture ;-) (oui, c'est en allemand, ça peut poser problème à certain(e)s, je sais).


Es ist soweit.../Ça y est

Mardi, 11 mai 2010

Meine erste Printrezension ist erschienen!! Und zwar habe ich für die popfeministische Zeitschrift Missy Magazine das neueste Buch der französischen Feministin Elisabeth Badinter, Le Conflit, vorgestellt. Die Ausgabe gibt es ab Montag in allen Bahnhofs- und Flughafenbuchhandlungen in Deutschland, Österreich und der Schweiz sowie online und in ausgewählten Buchläden zu kaufen (Abonnentinnen dürften ihr Exemplar schon bekommen haben).



Ma première critique papier est parue !! J'ai en effet rédigé un article sur Le Conflit d'Elisabeth Badinter pour la revue féministe pop allemande Missy Magazine. Le numéro en question sera disponible dès lundi dans tous les kiosques des gares et aéroports d'Allemagne, de Suisse et d'Autriche ainsi que dans certaines librairies allemandes. Pour qui désirerait se le procurer depuis l'étranger, les commandes en ligne, au numéro ou abo (4 numéros par an), sont possibles.
Pour ceux et celles qui ne lisent pas l'allemand ce post n'a bien sûr aucun intérêt... mais une critique en français du Conflit sur ce blog est prévue ;-).


„Kaboum !“ a dit le volcan...

Samedi, 17 avril 2010


Puisque l'Eyjafjallajökull nous empêche Mo, Fashion, Karine, Caroline, Stéphanie et moi de nous retrouver à Berlin pour un week-end de folie hautement culturelle, j'ai trouvé qu'une petite bibliographie volcanique était de rigueur. Et la liste est ouverte aux suggestions donc n'hésitez pas à en faire ;-) :

Romans:

Edward Bulwer-Lytton The Last Days of Pompeii (1834)
Shusaku Endô Kazan (Volcano) (1960)
Robert Harris Pompeii (2003)
Malcolm Lowry Under the Volcano (1947)
Maja Lundgren Pompeji (2001), disponible en français chez Actes Sud
Susan Sontag The Volcano Lover (1992)
Jules Verne Voyage au centre de la terre (1864/1867), Le Volcan d'or (1899)


BD:

Hergé Vol 714 pour Sydney (Les Aventures de Tintin et Milou t. 22)
Roger Leloup La Forge de Vulcain (Yoko Tsuno t. 3), Le Matin du monde (Yoko Tsuno t. 17)
Hugo Pratt (Corto Maltese t. 12)


De tout cela j'ai lu le Tintin, bien sûr, les deux Yoko Tsuno (Le Matin du monde est l'un des meilleurs albums de la série), le Corto Maltese (très onirique !) ainsi que le roman de Maja Lundgren, dans lequel on apprend que le Vésuve et le Krakatoa ont un jour été amants et que les tigres peuvent communiquer avec les volcans...

Update : Et une addition hautement scientifique et en images proposée par Caroline :-) :



Minéralogie des volcans, ou Description de toutes les substances produites ou rejetées par les feux souterrains. Par M. Faujas de Saint-Fond. Paris, 1784. Ce texte est même disponible en ligne ici.




Me and a camera, alone on a blog

Mardi, 13 avril 2010



Shiny news for you, dear readers: I've opened a new blog! I'm not abandonning this one, though. As a photoblog, Look at it! Will you look at it! is meant to be a complement to Nieputtcitron!, not a replacement for it. I hope you'll enjoy it ;-).










J'ai passé la journée à réfléchir sur la polémique qui fait rage depuis quelques jours sur les blogs – et que je découvre seulement maintenant – après qu'un auteur mal léché s'est permis d'insulter une blogueuse par mail qui avait eu le malheur de ne pas aimer son roman. Ce n'est pas la première fois que cela arrive, ni la dernière (soyons réalistes). Bien sûr, je suis, comme vous toutes et tous, indignée par les propos et l'attitude de l'auteur et de son éditeur, ce dernier étant certes plus courtois mais ne prenant Cynthia pas plus au sérieux que son précieux protégé. Mais ce qui me perturbe encore plus c'est la tendance systématique des blogueuses confrontées à ce genre d'attaques et et de celles et ceux les soutenant à se rabaisser d'elles-mêmes/eux-mêmes en se qualifiant de „simples lectrices/lecteurs“, „ lectrices/lecteurs lambda“ et autres „humbles blogueuses/blogueurs“. Mais bon sang de bois, réveillez-vous, les filles (les gars aussi) ! Vous n'êtes pas de „simples lectrices“ ou des „lectrices lambda“, vous écrivez à propos de vos lectures sur un espace public et avez de ce fait, et ce quels que soient la qualité ou le style de vos blogs respectifs, plus d'impact que les lecteurs non blogueurs et un rapport différent aux livres. S'il est inadmissible d'être traité(e) ainsi par des auteurs et des éditeurs, il faut bien avouer que cet auto-dénigrement n'arrange rien : pourquoi devraient-ils vous/nous prendre au sérieux si la seule réaction à ce qui dans d'autres circonstances donnerait à coup sûr lieu au dépôt d'une plainte pour diffamation („pétasse“ quand même, et puis „débile“, tels sont les termes choisis par ce monsieur) est un collectif „mais nous ne sommes que d'humbles blogueuses“ ? Mais montrez-leur de quel bois vous vous chauffez ! Et arrêtez de faire des complexes sous prétexte de ne pas être des professionnelles, d'autant plus que beaucoup d'entre vous ont fait des études littéraires et/ou exercent une profession en rapport avec la littérature ! La principale différence entre la critique telle qu'elle est représentée dans les médias établis et celle des blogs se situe au niveau des contraintes – de ton, style, longueur, rythme de publication, choix des lectures –, pas au niveau de la qualité : dans les deux cas on trouve de tout.

Alors je le dis haut et fort : oui, je suis une blogueuse, et fière de l'être, mais je ne vois aucune raison d'y accoller l'épithète „humble“ et je suis très loin d'être une lectrice lambda.
Et puis tant que j'y suis et parce que dans le cas présent les élucubrations de l'auteur étaient particulièrement misogynes : pourquoi diable acceptez-vous encore que l'on vous case dans la catégorie atrocement désuète et sexiste que représente „la ménagère de moins de 50 ans“ ?


Operation Clear Backlog: Episode 1

Mercredi, 31 mars 2010


Nota Bene: BiLLet MULtilinGUE / mulTILINgual PoST / MEHRsprachIGER EinTRag / FlerSPRÅkigt inlÄgG



And yet another month of virtual non-activity on this blog... I've been doing other things, been tired, been blocked... the mere thought of all those unwritten reviews is depressing me. In an attempt at overcoming these difficulties I've decided to try a new method: instead of writing long reviews as I usually do, I'm going to settle for a shorter form until I've cleared my backlog. Composing very analytical and detailed pieces isn't that much of a challenge for me (at least when I feel like it), it's what I'm trained to do, neither is saying in a sentence or two if a book was appalling, great or boring, but keeping it brief AND being satisfied with the result definitely is.
This new treatment doesn't have anything to do with the quality of the books I shall speak of, which form a mixed bag of „must read“, „well, if you must“ and „don't bother spending your money and time on that crap“. For more neutrality I shall procede alphabetically.



Bâ, Mariama Une si longue lettre :

Une si longue lettre
Mariama Bâ
Le Serpent à Plumes 2001
(Les Nouvelles Editions Africaines du Sénégal 1979)
165 p.
Dans le Sénégal des années 70 une femme qui vient de perdre son mari écrit, durant la réclusion marquant le début de son veuvage, une longue lettre à son amie expatriée aux Etats-Unis dans laquelle elle lui raconte sa vie et ses réflexions sur la société sénégalaise. Une si longue lettre a valeur de classique moderne des lettres africaines parce qu'il décrit sans détours la condition des femmes sénégalaises à cette époque. D'aucuns croient d'ailleurs pouvoir y déceler l'essence même de la condition féminine africaine, qui n'aurait pas évolué du tout depuis la parution de ce roman. A cela je réponds : „Et puis quoi encore ?! Comme si l'Afrique était un continent homogène et la femme africaine – rien que d'entendre parler de LA femme africaine m'horripile – un archétype voué éternellement à la soumission et la stagnation.“ Ce roman est donc à considérer pour ce qu'il est, le document fictionnel d'une époque et d'une société précises. Je dois en outre admettre ne pas y avoir trouvé la description d'une société patriarcale manichéenne dans laquelle les femmes seraient toutes soumises et les hommes auraient tous les pouvoirs. Car si les hommes ont, dans une certaine mesure, plus de libertés que les femmes, celles-ci sont les piliers du système. Bien sûr, les filles et les jeunes femmes n'ont pas forcément un rôle enviable. Cependant les femmes d'âge mûr, mères, belles-mères, tantes, belles-soeurs exercent elles un pouvoir considérable. Les agents actifs dans la destinée des jeunes femmes présentées dans ce roman sont, davantage que les hommes, ces femmes déjà établies qui contraignent jeunes femmes (et jeunes hommes) à des unions qui ne leur conviennent pas, vengeant peut-être ainsi leur propre vie gâchée ou du moins assurant avec ardeur la continuité de la tradition. Les hommes quant à eux, lâches, veules, inconscients sont moins des dictateurs que des trouillards qui n'osent s'opposer à la volonté de leur mère ou de celle de la future seconde épouse. Les torts me semblent – dans ce roman en tout cas – assez équitablement partagés entre les deux sexes et même la narratrice exprime plus un certain agacement qu'un réel sentiment de rébellion. Le véritable rapport de force se situe finalement moins entre hommes et femmes qu'entre l'individu, de quelque sexe qu'il soit, et sa famille qui ne lui laisse pas le choix de sa destinée ainsi qu'entre les familles qui forment la communauté. L'un des aspects de ces constructions sociales les plus importants et les plus critiqués par Mariama Bâ est sans doute le cadeau fait non par simple plaisir d'offrir mais par calcul et pour des raisons de prestige et se présentant souvent sous forme d'argent liquide, au point qu'il en devient un instrument économique et politique (donc la conception d'origine du cadeau) de taille et fausse complètement les relations familiales.
Bien qu'intéressant et pas mal écrit – disons surtout que cela se lit très facilement, le style en soi n'a rien de particulier –, Une si longue lettre n'en est malheureusement pas pour autant l'écrit révolutionnaire et fort auquel je m'attendais.

Une si longue lettre est paru au Serpent à plumes dans la collection Motifs.



Burman, Carina Vit som marmor:

Vit som marmor: ett romerskt mysterium
Carina Burman
Albert Bonniers 2006
340 s.
Jag tyckte att jag kunde ge Carina Burmans historiska deckare om amatördetektiven Euthanasia Bondeson en chans även om jag inte är en stor deckareläsare. Idéen av en skrivande, ogift medelålders kvinna som jagar en mördare i 1850-talets arkeologi-besatta Rom med dess internationella konstnärkoloni hade charm (den första boken i serien, Babylons gator, var tillfälligt slut när jag ville beställa den så blev det den andra, Vit som marmor, i stället). Men den fungerar tyvärr inte. Jag slöt läsa romanen efter en tredjedel, så ointressant den var: 100 sidor av de vanligsta och värsta klichéerna om Italien och konstnärerna (de bara målar/skriver/skulpterar, dricker rött vin och äter ost), ingen handling, ingen spänning, ingen stil, ingen humor och en jobbig och suffisant hjältinna. Ingen anledning för mig att läsa vidare.

Vit som marmor publiceras av Albert Bonniers.

Comme je l'avais déjà mentionné ici, Vit som marmor (Blanc comme marbre, à ma connaissance non traduit en français) de Carina Burman fut une fort mauvaise pioche : plat, sans humour ni style ni suspense, truffé des clichés les plus communs sur les artistes et l'Italie... non vraiment aucun intérêt, d'ailleurs je l'ai lâché au tiers. Et là, vous vous dites à raison, chers lecteurs, „t'es bien gentille ma poule, m'enfin de quoi ça parle ce bouquin ?“ Donc, au cas où il serait un jour traduit en français – vus l'engouement actuel pour les polars scandinaves et la notoriété dont jouit Carina Burman en Suède, je n'excluerais pas cette possibilité – et parce qu'il y a sûrement parmi vous de fervents amateurs d'enquêtes de détective, sachez que Vit som marmor est le deuxième volet (le premier étant épuisé j'ai dû me rabattre sur celui-là) des aventures de l'écrivaine à succès Euthanasia Bondeson, vieille fille imbue de sa personne, très madame-je-sais-tout (sans pour autant être franchement impressionnante intellectuellement) et détective amateure. L'action se passe en 1852 à Rome dans le milieu des colonies d'artistes et autres férus d'archéologie. Il y aura forcément un meurtre, enfin du moins si l'on en croit la quatrième de couverture, parce que pendant le premier tiers du livre nous n'avons droit qu'à une série de séances de contemplation de statues antiques, de repas invariablement composés de fromage et de vin et de réflexions d'une platitude consternante sur la mise et les manières de la jeune dame de compagnie d'Euthanasia, Agnes, et sur les amourettes de quelques artistes-touristes. Ce regard condescendant, cette héroïne se voulant libérale mais en fin de compte assez coincée sont d'autant plus désagréables que la narration est à la première personne, donc sans le moindre moment de répit !
Une grosse déception, le sujet, le personnage principal – ce nom ! –, en théorie ce roman avait de quoi me plaire, mais non.



Cărtărescu, Mircea Warum wir die Frauen lieben:

Warum wir die Frauen lieben
Mircea Cărtărescu
Aus dem Rumänischen von Ernest Wichner
Suhrkamp 2008
(rum. Orig. 2004/2006)
173 S.
And now for something completely different: Warum wir die Frauen lieben ist eine Sammlung von Kurzgeschichten, die größtenteils in der rumänischen Ausgabe von Elle erschienen. Wer jetzt denkt, es könne sich demzufolge nicht um anspruchsvolle, lesenswerte Literatur handeln, macht einen gewaltigen, wenn auch nachvollziehbaren, Fehler. Denn Cărtărescu ist ein großer Autor, der besonders für seine dreibändige Autobiographie und Porträt Rumäniens unter der Diktatur, Orbitór, bekannt ist, deren erster Teil auf deutsch unter dem Titel Die Wissenden erschienen ist. Und er versteht es wie kein Anderer, den Frauen, die er geliebt hat, in diesen kurzen Stücken mit beeindruckender Sprach- und Bildgewalt zu huldigen. Kleine Welten evoziert er mit seiner poetischen Sprache und große Visionen, mal bittersüß, mal zynisch, mal skurril und grotesk und oft von Träumen und traumähnlichen Zuständen durchdrungen. Bei ihm können Ohren „ultrastolz“ sein (S. 77) und die großen Namen der Weltliteratur werden so oft erwähnt wie die Namen seiner Verflossenen: „Als ich D. kennenlernte (in einer meiner Geschichten habe ich sie Gina genannt), hielt ich mich für eine Art Superchampion im Träumen. Ich richtete mir jede Nacht wie eine Box-Gala ein, bei der ich meinen diamantenbesetzten Gürtel gegen sämtliche Challenger verteidigte. Ich hatte, so meinte ich, Mandiarques, Jean Paul, Hoffmann, Tieck, Nerval und Novalis durch K.o. besiegt, Kafka nach Punkten, und Dimov hatte (in der sechzehnten Runde) aufgegeben.“ (S. 14)
Literarisches Boxen: großartige Idee!

Warum wir die Frauen lieben erscheint bei Suhrkamp.

And now for something completely different: Pourquoi nous aimons les femmes est un recueil de nouvelles parues pour la plupart à l'origine dans l'édition roumaine de Elle. Si vous en déduisez que cela ne doit pas voler bien haut, vous faites là une grossière erreur (mais tout à fait compréhensible). En effet, Cărtărescu est un grand auteur, connu principalement pour son autobiographie en trois volumes et portrait de la Roumanie sous la dictature, Orbitór, publiée en français chez Denoël (Orbitor, L'Œil en feu et L'Aile tatouée). Et il sait, mieux que tout autre, rendre hommage aux femmes qu'il a aimées grâce à l'impressionnante puissance évocatrice de sa langue. De petits mondes et de grandes visions naissent sous sa plume, tantôt doux-amers, tantôt cyniques ou étranges et grotesques, souvent emprunts d'onirisme. Loin d'être uniquement une déclaration d'amour aux femmes c'est aussi une déclaration d'amour (et parfois de guerre) à la littérature, Borges, Kafka, Nabokov, Dostoïevski et bien d'autres attendant le lecteur au détour de chaque page. J'aurais bien voulu partager un extrait avec vous, chers lecteurs, mais comme je ne possède pas la traduction française de ce volume, je ne puis malheureusement le faire (au fait, la traductrice française de Cărtărescu, Laure Hinckel, tient un blog). Quoiqu'il en soit, je vous le recommande vivement.

Pourquoi nous aimons les femmes est paru chez Denoël.


Chanting to the sun: a rant

Dimanche, 28 février 2010


Big bout of fatigue lately hence the lack of posts in February. Cette putain de grisaille cherche à avoir ma peau, la fourbe: Oktober, November: Regen, ständig; Dezember, Januar, Februar: Schnee, ständig und jetzt wieder Regen... Ich will Sonne! S-O-N-N-E! Sun! Soleil! Sol! Compris ?

Plus, I can't decide in which language to write or to read and what. What's best for me right now: Italian literature? Japanese? French-Canadian? Swedish? Peter Handke? Max Frisch? Realist fiction? Mythological fiction? Yesterday evening, in a state of complete desperation, I finally settled for Russian literature in French translation... so I am currently reading Anna Karenina, which is surprisingly good (and it'd better stay like that, that 800+ pages, small-printed monster of a novel) and quite a suicidal decision as I've got a pile of books about the history of homosexuality and gender in Japan to read for my presentation on yaoi at the Anime Marathon in April (already done it twice, with much less background reading, but this time I wanted to understand the context of this genre a bit better, so, yeah, this is self-inflicted research, and a lot of fun actually). And I'm still re-reading The Sandman, approximately at the speed of a tetraplegic turtle, taking copious notes and making a mental list of all the great works of literature of similar narrative and mythological scope (Odyssey, Iliad, Eneid, The Divine Comedy, Kojiki, Genji monogatari...) I ought to read.

In a word: a lot to do and to discover, a lot of variety, which would be great, if my battery weren't running so low... I need energy, spring, colours, SUN! Esteban, où tu te planques ? Vas dire à ton père qu'il ramène ses fesses par ici ! (comprenne qui pourra.)


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