Christmas Special

Friday, December 25. 2009


God Jul, mes petits rennes (mes agneaux ça marche mieux à Pâques, j'y peux rien) ! Oui, je sais, c'est la honte de ne poster en décembre qu'un billet Doctor Swap et un billet de „Joyeux Noël sans Daleks ni chute de Titanic“, mais, que voulez-vous, cela a au moins le mérite de conclure cette année bloguesquement modeste et sporadique de manière cohérente (le premier que j'entends glousser „non sans dèc' !?“ ou „no shit Sherlock !?“ se verra servir en guise de dernier repas l'intégrale des aventures à l'eau de rose des Vikings en traversée intertemporelle (si si) de Sandra Hill – tiens d'ailleurs, Fashion et Mo si vous ne connaissez pas encore, j'ai le vague soupçon que cela pourrait vous amuser... et non, ce n'est pas moi qui lis ça, c'est une histoire compliquée... non vraiment c'est pas moi, moi j'ai hurlé au bout de deux pages (ben oui, esprit scientifique oblige, j'y ai quand même jeté un oeil, après tout, les Vikings c'est mon domaine)). J'espère bien bloguer plus l'an prochain (c'est la quantième fois que je prononce ces voeux pieux ?). Avec l'aide du Doctor et celle du Captain peut-être même que j'y arriverai ;-). D'ailleurs Noël est cette année placé sous leur signe (No shit Sherlock!?), la preuve en images:

La BO de Torchwood, une carte Torchwood fabriquée avec amour et un cutter par le geekus favoritus, Trace Memory, l'intégrale Torchwood et The Undertaker's Gift. Rien que ça.


Allez, amusez-vous, faites-vous péter la panse, décimez vos PAL et pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore Doctor Who ni Torchwood: vous attendez quoi au juste ? :-D


Look at it. Will you look at it!*

Friday, November 13. 2009


Grâce à l'immense générosité de Fashion (hein? Quoi? Comment ça je lui ai forcé la main dans les commentaires pfff ;-)), vous allez donc en apprendre plus sur les repères cinématographiques de la niessu bloggica. Je vous préviens – si, si je suis gentille –, ça va faire mal. Et puisque j'ai de toute façon la réputation de modifier les tags comme bon me semble, autant lui faire honneur: je ne compte pas me contenter d'un seul film par question. Au diable l'avarice! Et puis j'ai bien envie de profiter de ce tag pour attirer votre attention sur l'un ou l'autre film, daube ou chef-d'oeuvre, moins connu (du public français) ou oublié. On ne se refait décidément pas.


1- des films que vous regardiez étant jeune et qui vous remplissent de souvenirs :
Au rayon des dessins animés de référence (autres que les classiques de chez Walt Disney, en gros jusqu'à Rox et Rouky, auxquels je n'ai pas échappé) je citerai d'une part Les douze travaux d'Astérix (1976) et Astérix et Cléopâtre (1968), tous deux de sublimes réservoirs à phrases/scènes culte – „Tu es un sanglier, tu es un sanglier“ ou encore cette innocente petite chanson – que je regarde encore régulièrement et dont les dialogues souvent récités à table avec beaucoup de conviction – et de fous-rires – avec mes frères n'ont jamais manqué de rendre dingues nos chers parents.

D'autre part, dans un registre cette fois plus poétique, il convient de mentionner Le Roi et l'Oiseau de Paul Grimault dont l'ambiance et l'esthétique m'ont durablement marquée, La Rose de Bagdad (La Rosa di Bagdad 1949), un classique de l'animation italienne d'Anton Gino Domenighini, ainsi que des chefs-d'oeuvre de l'animation russe des studios Soyuzmultfilm tous plus beaux les uns que les autres tels que Zolotaya antilopa (L'antilope d'or 1954), Snegurochka (La fille des neiges 1952, tiré de l'opéra de Rimsky-Korsakov), Snezhnaya koroleva (La reine des neiges 1957, adapté d'Andersen) ou encore La princesse grenouille (ЦАРЕВНА-ЛЯГУШКА 1954). Et puis aussi Le Mystère de la troisième planète (Tayna tretyey planety 1981), un dessin animé de science-fiction pour le moins étrange... Et afin de regagner des territoires plus familiers – point trop ne faut d'exotisme – citons encore les longs-métrages animés de Tintin des studios Belvision, soit Tintin et le temple du soleil (1969), que j'adore, et Tintin et le Lac aux requins (1972) avec sa scène mémorable des clubs et balles de golf du Capitaine Haddock à l'aéroport... sans oublier bien sûr les deux films kitchissimes avec acteurs en chair et en os: Tintin et le Mystère de la Toison d'or (1961) de Jean-Jacques Vierne et Tintin et les Oranges bleues (1964) de Philippe Condroyer.

Pour ce qui est des autres longs-métrages „en vrai“ (non dessinés), quatre catégories s'imposent:
- Cape et épée: Les films de l'incontournable Jean Marais, surtout Le Capitan (1960) et Le Bossu (1960), ainsi que Les trois mousquetaires (1953) (sans Jean Marais mais avec Bourvil dans le rôle de Planchet, et ça vaut le détour), tous trois d'André Hubenelle.
- Contes/fantasy: Trois noisettes pour Cendrillon de Václav Vorlícek, une co-production tchèque et est-allemande tout sauf gnangan dont j'avais déjà parlé ici et La Caverne de la Rose d'or (Fantaghirò 1991-1996) de Lamberto Bava, cette grande épopée italienne kitchissime et kultissime, diffusée et regardée chaque hiver pendant mon adolescence.
- Comédies françaises: Deux génies comiques de style très différent: Louis de Funès et Bourvil, respectivement dans L'aile ou la cuisse (1976) de Claude Zidi (et puis Hibernatus (1969) d'Edouard Molinaro) et Le Passe-muraille (1951) de Jean Boyer.
- Animaux: Pour rire, L'espion aux pattes de velours (That darn cat! 1965) de Robert Stevenson, ou ce qui arrive quand le FBI se retrouve à utiliser un chat siamois des plus capricieux comme indic. Des scènes d'anthologie à gogo. Pour pleurer, Antarctica (Nankyoku monogatari 1983), film japonais de Koreyoshi Kurahara basé sur une histoire vraie et relatant la lutte pour la survie de chiens de traîneau abandonnés à contre-coeur (situation d'urgence, tempête, avion surchargé etc.) par les chercheurs de la première base japonaise en Antarctique dans les années 50. Superbe et tellement triste.


2- des films que vous connaissez absolument par cœur :
Parmi les films susmentionnés: Les deux Astérix, Trois noisettes pour Cendrillon et L'Espion aux pattes de velours. Se rajoutent à cela les quatre films en noir et blanc de Miss Marple de George Pollock (Murder, She Said 1961, Murder at the Gallop 1963, Murder Most Foul 1964 et Murder Ahoy! 1964) avec l'excentrique et inégalable Margaret Rutherford dans le rôle principal, les deux films de la série animée Daria (Is It Fall Yet? et Is It College Yet?, sauf que j'ai toujours regardée Daria en français, une fois n'est pas coutume, parce que le doublage est génial) et St Trinian's (la faute à Fashion ça).


3- des films qui ont bouleversé votre jeunesse :
Comme si j'étais vieille, n'importe quoi. Bref, passons. D'un point de vue émotionnel je vais répondre comme beaucoup de blogueuses avant moi: Le Cercle des poètes disparus (Dead Poets Society 1989) de Peter Weir. On peut en dire ce qu'on veut, il est indéniable que ce film a capté avec beaucoup de justesse l'essence des élans idéalistes et des questionnements adolescents. Et puis le jeu et la photo sont superbes. Psychologiquement je dirais cependant que le film qui m'a le plus marqué est Psychose (Psycho 1960, je pense qu'il est inutile de préciser pourquoi). D'ailleurs il faudrait que je le revois et que je me plonge plus à fond dans l'univers d'Hitchcock. Et finalement il me faut encore citer quelques films qui, s'ils ne m'ont pas directement boulversée ni même forcément vraiment plu, ont marqué les débuts d'une recherche ou formation esthétique autonome en matière de cinéma: L'Empire des sens (Ai no corrida 1976) de Nagisa Ôshima, dont je trouve encore aujourd'hui qu'il a le mérite d'être à la fois beau et érotique, Cris et chuchotements (Viskningar och rop 1972) d'Ingmar Bergman dont beaucoup d'autres films m'insupportent pourtant terriblement et Au loin s'en vont les nuages (Kauas pilvet karkaavat 1996) d'Aki Kaurismäki, tellement lent et dépouillé que tout devient absurde.


4- des films que vous auriez aimé écrire/produire :
Dans des styles très différents: In the Mood for Love de Wong Kar Wai et Marie-Antoinette de Sofia Coppola. Tous les deux sont magnifiquement filmés, mis en scène et en musique, montés, joués etc. etc. Et puis ces décors, ces intérieurs, tous ces détails, et, paradoxalement cette même oscillation entre gravité et légèreté.


5- des films qui vous ont donné envie de faire du cinéma :
Affirmer que j'ai une envie irrépressible de me lancer dans une carrière cinématographique serait mentir mais disons que, si devais commencer à bidouiller avec une caméra, deux des films que j'aurais probablement en tête à ce moment seraient Love Exposure (Ai no mukidashi 2008) de Sion Sono – dont je reparlerai à la question 7 – et Plan 9 from Outer Space d'Ed Wood. Je me dis tout simplement qu'il est certainement plus motivant, lors de ses premiers essais derrière la caméra (non, parce que si je devais faire du cinéma ce serait plutôt en tant que réalisatrice qu'actrice), de penser à un film excellent, certes, mais totalement barré, bricolé, jubilatoire et halluciné tel que Love Exposure et à une daube tellement daubesque, improbable et en même temps sobre qu'elle en devient culte telle que Plan 9 from Outer Space qu'à des chefs-d'oeuvre reconnus, bien sous tous rapports et dont tout le monde s'accorde à dire que, de toute façon, ils sont inégalables. Autant prendre comme inspiration de départ des expérimentateurs fous voire géniaux mais controversés que des grands maîtres intouchables, c'est moins paralysant.


6- des films que vous avez regardés plus d'une fois :
Il y en a tellement, j'aime revoir des films, pour peu qu'ils m'aient convaincue la première fois. Evidemment tous ceux cités en réponse aux questions 1, 2 et 4 (+ Le Cercle des poètes disparus et Psychose), et puis aussi Les Anges de l'Univers (Englar alheimsins 2000) de Friðrik Þór Friðriksson, bonne adaption du roman d'Einar Már Guðmundson, Il y a longtemps que je t'aime de Philippe Claudel, Kumo no mukô yakusoku no basho (La Tour au-delà des nuages 2004) un très bel anime de Makoto Shinkai, Waga Seishun no Arcadia de Leiji Matsumoto (long-métrage animé d'Albator, dans lequel on apprend comme Albator a perdu son oeil droit...), la plupart des films des Studio Ghibli.


7- le film que vous avez vu en dernier au cinéma :
Love Exposure (Ai no mukidashi, je reprécise le titre original parce qu'il existe aussi une comédie romantique coréenne intitulée Love Exposure et qui n'a rien à voir avec ce film) de Sion Sono. Découvert totalement par hasard, j'ai été sidérée par la bande-annonce déjantée et en ai tout de suite conclu que, malgré sa durée de presque 4 heures (237 minutes exactement), il fallait absolument aller le voir (et pour une fois qu'un cinéma de ma ville passait un film japonais en vost, je ne pouvais pas rater l'occasion). And it blew my mind! L'histoire est celle d'un brave garçon issu d'une famille très chrétienne – le père devient prêtre – et qui a promis à sa mère avant que celle-ci ne décède de trouver une femme qui lui rappellerait la Vierge Marie, rien que ça. Au début tout se passe bien entre le père et le fils restés seuls, jusqu'au jour où le père, bien que prêtre, se retrouve harcelé sexuellement par une folle (elle est géniale) aux avances de laquelle il finit par céder. Vient ensuite la mauvaise conscience, il ne voit plus partout que péché et perversion, se désintéresse de son fils qui, désespéré, devient un pervers (il photographie à grande échelle les petites culottes des filles) afin d'avoir des péchés à confesser à son père. Et puis arrive le miracle, la fille... et revient la folle et puis aussi une secte dangereuse etc. Si l'intrigue est déjà singulière, la réalisation l'est aussi: l'image est plus en qualité vidéo que cinéma (Sion Sono, de son propre aveu, ne cherche pas à faire beau), le montage est très dynamique, certaines scènes reviennent plusieurs fois, filmées sous différents angles, la bande originale se résume à plus ou moins trois morceaux principaux (+ quelques autres) répétés tout au long du film (notamment le Boléro de Ravel et une chanson du groupe japonais Yura Yura Teikoku), les métaphores, les images, l'humour, l'absurde, le jeu, tout est explosif (l'habitude des animes et de leurs adaptations en films „réels“ et/ou drama doit aider à apprécier, j'en conviens). C'est une histoire d'amour épique ainsi qu'une réflexion sur la foi, la normalité et la perversité qu'il faut sûrement regarder plusieurs fois pour en apprécier toute la portée. En tout cas c'est un film hallucinant, puissant, trash et jubilatoire et j'ai adoré!!!


8- des films dont vous avez regretté d'avoir payé la place :
Sweeney Todd (2007), sans hésiter. Pourtant j'aime bien Tim Burton mais j'aurais mieux fait de me fier à mon préjugé si efficace que „les comédies musicales c'est de la m.... en boîte“ (sauf Les chansons d'amour, grosse exception pour ce film-là). Alors oui, c'est sombre et sanglant, du Tim Burton quoi, mais caricatural, linéaire, creux, prévisible. La musique et le jeu sont niais et sirupeux au possible, les textes limite à se flinguer. J'ai vraiment râlé d'être allée le voir, surtout que j'étais en Suède à ce moment-là et que les places de cinéma y sont chères. Sinon, dans la catégorie pas vu au cinéma (en fait, je vais rarement au cinéma, faute de programme intéressant et en vost, et je sélectionne très soigneusement ce que je vais voir) mais vu contre mon gré dans le cadre d'un cours le grand gagnant est sans conteste Bröderna Lejonhjärta (1977 Les frères coeur-de-lion ), adapté du roman jeunesse d'Astrid Lindgren. C'est mièvre, niais, culcul la praline à se taper la tête contre les murs, le jeu des acteurs est abyssal, les costumes et effets spéciaux non seulement kitsch mais carrément à pleurer tellement ils sont bon marché (pour dire, même La Caverne de la Rose d'or est plus convaincant). C'est un film mort, sans ambiance ni tension (alors qu'il est censé s'agir d'une quête, d'une aventure), accompagné d'une musique minimaliste sans la moindre inspiration. Typiquement le genre de film qui prend son public cible, en l'occurence les enfants, pour des attardés. Une daube qui reste juste une daube parce que sans inspiration, sans le grain de folie, d'irrévérence qui lui permettrait de passer dans la catégorie „tellement mauvais que ça en devient culte et sublime“ (contrairement par ex. au film d'Ed Wood susmentionné). J'avais déjà trouvé le roman débile voire débilitant, mais alors le film, le film... bon, enfin je crois que vous avez compris (surtout que je m'étais déjà excitée dessus ici (cf. question 11)).


9- des films qui vous font réfléchir sur la vie :
Comme si j'avais besoin d'un film pour réfléchir sur la vie... c'est bien ça le problème, je réfléchis trop, toujours, tout le temps! Au rayon des films contemplatifs ou légèrement décalés voire animés d'une douce folie je citerai cependant Dolls (2002) de Takeshi Kitano et The Taste of Tea (Cha no aji 2004) de Katsuhito Ishii. Tous les deux ont en commun d'être fortement allégoriques et très lents mais si Dolls propose, avec ses personnages brisés ou gâchés par un évènement funeste ou une mauvaise décision, une vision tragique de l'existence, The Taste of Tea, lui, adopte un ton beaucoup plus léger et optimiste (et gaga). Ce qui m'a par contre toujours fait réfléchir sur la vie, en tant que phénomène biologique beaucoup plus large que la simple condition humaine, ce sont les documentaires sur la nature, en particulier L'aventure des plantes, dont le générique me fascine encore aujourd'hui.


10- des films qui vous ont donné envie de tomber amoureuse :
In the Mood for Love, comme l'indique très bien le titre il retranscrit à merveille la nature capricieuse comme une humeur de l'amour qui s'insinue sans prévenir pour devenir ensuite nécessaire... même ou plutôt surtout lorsqu'il est impossible. Dans un registre moins tragique et plus axé sur la naissance d'une relation dont on sait qu'elle va durer Omohide poro poro (Souvenirs goutte à goutte 1991) d'Isao Takahata et Mimi wo sumaseba (Si tu tends l'oreille 1995) de Yoshifumi Kondô. Tous les deux explorent le mélange de hasard, de détermination et aussi de courage (de s'ouvrir à l'autre, de prendre sa vie en main) nécessaire à une première relation amoureuse. Dans la catégorie „l'amour triomphe de tout“ (après avoir fait de gros dégâts), sans conteste Love Exposure. Et puis pour finir, un film avec mention spéciale en raison d'une très belle scène: Vinterkyss (2005), film suédo-norvégien de Sara Johnsen tout en subtilité sur la perte et le deuil contenant une magnifique scène d'amour sur fond d'Hallelujah de Jeff Buckley !!!


11- des films qui vous ont fait tordre de rire :
Voici venu le temps des bombes cinématographiques dont l'absurdité totale n'épargne pas le moindre recoin de matière grise. En pôle position trois films japonais (ça vous étonne, hein?) de référence en matière de mauvais goût et de kitsch: Cutie Honey (Kyûtî hanî 2004) de Hideaki Anno, l'adaptation avec acteurs en chair et en os de l'anime du même nom. Magical girl à moitié nue la plupart du temps, monstres et méchants ridicules, scénario inexistant (enfin j'espère parce que ce serait navrant de se dire que quelqu'un a vraiment écrit un scénario pour ce film) et jeu des acteurs... non, en fait il vaut mieux ne pas en parler. Dans le genre c'est une perle! Vient ensuite The Machine Girl (Kataude mashin gâru 2008) de Noboru Iguchi, film plus gore que gore et hilarant. Imaginez des femmes, couvertes de sang, qui butent du truand à coups de mitraillette géante ou de tronçonneuse attachées à leurs moignons (bras ou jambe selon le cas)... ahhh un régal et le petit nouveau d'Iguchi, Robogeisha, a l'air encore plus terrible. Enfin, troisième de ce palmarès nippon: Kamikaze Girls (Shimotsuma monogatari 2004) de Tetsuya Nakashima, ou le récit de l'amitié improbable d'une folle de mode rococo (façon japonaise, s'entend) et d'une dure à cuire membre d'un gang de filles à scooter. Kitchissime, une superbe baston dans la boue, une banane de rockeur japonais à faire pleurer Elvis, bref un mélange détonnant.
S'ajoutent à cela trois grands moments de l'humour anglais au cinéma: Life of Brian (1979) des Monty Python, Shaun of the Dead (2004) d'Edgar Wright et St Trinian's (2007) d'Oliver Parker et Barnaby Thompson. Et puis parce qu'il faut bien soutenir les génies locaux et que de toute façon vous pensez déjà (bon d'accord, je l'ai cherché) que je suis folle à lier, j'accorde la mention spéciale à la parodie alsacienne de Rambo, offerte au monde par le grand, l'unique Kansas of Elsass.


12- des films qui vous ont révélé un acteur que vous suivez à présent :
J'aurais plutôt tendance à découvrir mes acteurs fétiches dans les séries que dans les films, mais je vais probablement suivre de plus près Maria Bonnevie et Mads Mikkelsen, les ayant adorés dans I am Dina (2002) d'Ole Bornedal, adaptation étonnament réussie (et ce malgré la présence de Depardieu qui pour une fois n'en fait pas des tonnes) du roman d'Herbjørg Wassmo, Le livre de Dina, qui m'avait beaucoup marquée. Très beau film, superbes costumes et paysages et excellents acteurs (film avec de vrais morceaux de Christopher Eccleston dedans ;-)). Parmi les réalisateurs (re)citons Wong Kar Wai avec In the Mood for Love, Sion Sono avec Love Exposure, Sofia Coppola avec Marie-Antoinette et Sarah Johnsen avec Vinterkyss.


13- des films qui vous ont fait pleurer comme une madeleine :
Quatre films totalement différents: Äideistä parhain (2005, La meilleure des mères) de Klaus Härö, film finlandais sur le destin d'un des enfants finlandais évacués en Suède et placés en famille d'accueil pendant la Seconde Guerre Mondiale pour les protéger des ravages du conflit finno-russe. Je suis heureuse de l'avoir regardé seule à la maison, tellement j'étais effondrée. Et pourtant il est assez sobre. Ensuite, Le tombeau des lucioles (Hotaru no haka 1988) de Takahata qui traite lui aussi de la situation des enfants pendant la guerre mais en mettant l'accent sur ceux-ci tandis que dans Äidestä parhain c'est surtout l'histoire de la mère adoptive qui est boulversante. Quand j'étais petite et que je n'aimais que les animaux (grosse tendance misanthrope à l'époque) c'était Antarctica qui me tirait des larmes. Et l'an dernier ce sont Les chansons d'amour (2007) de Christophe Honoré qui m'ont fichu un sacré coup au moral, à tel point que je n'ai pas encore osé le re-regarder (il faudrait pourtant). Cela vient peut-être du fait que je m'attendais à un film tantôt léger, tantôt mélancolique sur des relations amoureuses compliquées et que je me suis retrouvée en face d'une oeuvre sur le deuil...


14- des films dont vous avez aimé un personnage en particulier :

Plein! Des femmes, des hommes, des enfants, des créatures, des animaux... Dans le désordre le plus complet: Captain Sidney Rhumstone dans Murder Ahoy (Miss Marple), un rôle et une interprétation de pur génie; Alexander dans Murder, She Said (Miss Marple), un régal cet ado malin comme un singe; River dans Serenity (2005) de Joss Whedon, folle, brillante et si gracieuse dans ses scènes de combat; Fio, Gina et les Mamayuto dans Porco Rosso (Kurenai no buta 1992) de Miyazaki, du courage, du style et des grandes-gueules; Kamaji et le Sans-visage dans Le Voyage de Chihiro (Sen to Chihiro no kamikakushi 2001), pleins de poésie; Nausicaä dans Nausicaä de la vallée du vent (Kaze no tani no Naushika 1984) pour son idéalisme et Totoro dans Mon voisin Totoro (Tonari no Totoro 1988), Totoro c'est le meilleur et on ne discute pas!!!


15- des films que vous regardez chaque année :

J'associe la plupart des films que je regarde chaque année à une saison particulière. En commençant par l'automne qui nous entoure actuellement une liste non-exhaustive donnerait: Les Miss Marple à cause de son thé, de son tricot, de ses aventures en extérieur armée de sa cape et de ses chapeaux laineux aux formes improbables ne correspondant à aucune mode identifiable sur cette planète, et puis aussi Pompoko (Heisei tanuki gassen ponpoko 1994) d'Isao Takahata avec ses tanukis dodus, gavés entre autres choses de kakis (mais le film marche aussi au printemps puisqu'il suit le rythme des saisons et parle de changement). En hiver c'est Nausicaä de la vallée du vent en raison de son univers assez sombre et en péril, les deux dessins animés d'Astérix quoiqu'un visionnage hors-saison n'est pas rare (c'est comme avec Miss Marple, je peux les regarder 3-4 fois dans l'année sans problème) et surtout, mon film de Noël, Trois noisettes pour Cendrillon: du froid, de la neige, une forêt... parfait. Le printemps est toujours un peu délicat, je ne sais jamais trop de quoi j'ai envie mais disons Tanguy (2001) d'Etienne Chatiliez que va sûrement rejoindre Marie-Antoinette. Quant à l'été alors là c'est l'explosion: The Taste of Tea, Totoro, Omohide poro poro et La Traversée du temps (Toki wo kakeru shôjo 2006) de Mamoru Hosoda, ambiance estivale japonaise oblige et Porco Rosso, le plus méditerranéen des animes. Enfin, hors-saison: In the Mood for Love.


Je tague Magda, notre cinéphile/cinéaste préférée, afin qu'elle nous fasse découvrir plein de belles choses :-).

*Ceci est une réplique fameuse du Captain Rhumstone dans Murder Ahoy!.


Su Fei's World

Friday, September 25. 2009


To me, one of the most worthwile things in the world are unconventional ideas, especially if some brave and slightly weird – in a good way – people decide to put them to the test. Let's say for instance that a thirty-something Jewish American Girl living in China and remotely inspired by Sex and the City would go on a hunt after the perfect match in Beijing and would use this as pretext to ask complete strangers about love, marriage, their lives, Chinese traditions, pop culture and so on. Well, this is exactely what Anna Sophie Loewenberg a.k.a Su Fei and the crew of Sexy Beijing have been doing since 2006 and it is wonderfully entertaining. In less than 10 minutes per episode Su Fei wanders about the place, wearing her easily recognizable glasses, and conducts mini-interviews with people of all ages and social classes about a certain topic (Valentine, Matchmaking, English names...).

Though not actually into the whole „marriage business“ myself and absolutely no fan of Sex and the City (in a word: boring), I can think of many reasons to watch this show. First of all, Su Fei has been living in China for many years and speaks what seems to be perfect Mandarin and that is an accomplishment one should acknowledge. Of course, as I don't speak a word of Mandarin, I can't judge how good hers really is, but I think, that if you speak a foreign language and people understand you straight away, never laugh at you because of your prononciation and you are able to conduct such interviews, then you've certainly made it to a high level of mastery of said language.

Another strength of Sexy Beijing is that, while exploring seemingly private or minor subjects in a lighthearted fashion, which gets the interviewees talking, it actually conveys a lot of information about today's Chinese society. And as Su Fei, who is perfectly aware of her own cultural background, reflecting upon it many times during the show, doesn't fear getting into unexpected and sometimes rather ridiculous situations (the episode about Hip hop in China is hilarious), the overall impression is that of a refreshing and non-judgemental ethnological and sociological inquiry. And that too is a performance worth mentioning. And last but not least, Sexy Beijing is tremendously funny and quite addictive. I really wish more people would have such ideas (if you know about anything like it, please let me know) ;-).


Neither Excalibur nor Blizzard: Torchwood

Sunday, September 20. 2009




I presume every single one of you, dear readers, has heard of Torchwood by now. And rather than trying to write yet another detailed summary of the three series of this Doctor Who-spin-off featuring the oh-so-gorgeous Captain Jack Harkness I'll let the show's opening speak for itself (the less you know, the better) and tell you why you really, really should watch it:
(Series 1) „Torchwood: outside the government, beyond the police. Tracking down alien life on earth and arming the human race against the future. The 21st century is when everything changes – and you've got to be ready“ (Series 2: „Torchwood: outside the government, beyond the police. Fighting for the future on behalf of the human race. The 21st century is when everything changes – and Torchwood is ready.“)

So why should you watch it? Because:

- Torchwood is a smashing combination of science fiction thriller and crime, drama and a dash of fantasy and horror
- revolving around a whole team of very different characters, it's got great dynamics and explores every aspect of the human nature: love, lust, jalousy, deception, grief, despair, doubt, you name it
- the characterization is great, detailed and not static... it's hard to pick a favourite – apart from Captain Jack, of course
- it is sexy, dark, witty, mature and fast-paced
- they made the most of a small budget and hired excellent actors and writers

- the female characters are as smart and able as the male ones and everybody is more or less bisexual or at least quite sexually open: this is so liberating and empowering!
- the Jack/Ianto storyline is pure yaoi-stuff and it is so rare to see that in Western shows (OK, this one is kind of special interest, I'll give you that)
- it is set in Cardiff, which means lots of this lovely Welsh singsong English
- Captain Jack is an amazing, flawed tragic hero, who looks breathtaking in his WWII military coat
- each series has its own particuliar feel.

In a word, it is BRILLIANT! Watch it and you'll laugh and cry and fall in love and mourn. I've already re-watched all three series – some of my favourite episodes* up to six times – and still haven't had enough of it.

The Twilight Streets
Gary Russell
BBC Books 2008
256 p.
Actually, the craving for more was so strong that I went to listen to the four audioplays (Lost Souls, Golden Age, The Dead Line and Asylum) and even bought one the novels, The Twilight Streets by Gary Russell. I've never been much into crossmedia fan-fiction and spin-offs until now, be it on the internet or as published novels, and apprehended it a bit. But then again, my love of anime and manga – and especially yaoi – has severely weakened my defenses and my urge for more torchwoody material being so overwhelming, I gave in and read it on the spot. And I must say, that I have absolutely no regrets: this novel is a treat! Set sometime during the second half of the second series it focuses on the long-term consequences of what happened in Captain Jack Harkness and End of Days. Which means – if you've seen the show, you might have guessed already –, that Bilis Manger is back, more enigmatic than ever (for those of you who haven't seen the aforementioned episodes, you should know that Bilis Manger is the epitome of enigmatic). As I wouldn't like to spoil it for you, dear Torchwood lovers, I will only say, that a forlorn and spooky district of Cardiff and its renovation are at the center of the plot, a place connected to Jack, who finds himself suffering from a mysterious ailment. Things aren't what they seem to be and time is not exactly linear... And so is the narrative structure of the novel as well, constantly alternating between different times, worlds, narrators and sources. As a result of this quite clever choice, the reader is left wondering all the more what is going on and enthralled till the end.

Furthermore the style was rather good and enjoyable – I had feared much worse –, with maybe a few dispensable descriptions but also, and that is a huge plus, some absolutely fantastic dialogues. You'll have no trouble picturing the Torchwood team joking around with each other or discussing the most serious issues. And this is probably the second of three major arguments – the first being the narrative structure – in favour of this novel: it is completely in-character and respecting the Torchwood spirit of danger mixed with a hint of wicked humour, moral considerations, complicated feelings and lust. Thus you'll find some very nice Ianto/Owen/Toshiko/Gwen/Rhys character development here, and Jack's trademark habit of appearing and disappearing without explanation alongside his general secretiveness as well as him being such an impenitent flirt aren't just meaningless motives mentioned because „well, you have to, otherwise it wouldn't be Jack, right?“, but rather fully integrated elements of the storyline. Add to this a nice and nasty exploration of the idea, that the future is a tricky thing coupled with a thorough examination of the moral dilemmas posed by the protection of the Earth and you get a genuine bit of torchwoody awesomeness! I've got to get my hands on the other novels ;-).

Of course, it isn't my place to make any judgement about the canonicity of this plot. Nonetheless, I do find it to fit neatly into the series as it is rather consistent with what happened in series 1 and 2 as well as in Doctor Who and doesn't contradict anything that happens in series 3. And it would have made a fantastic TV-episode...


Torchwood is a BBC Wales production created by Russel T Davies. Gary Russell's The Twilight Streets is published by BBC Books.

Other Torchwood-fans: Fashion, Karine, Chimère and many more.

All Torchwood novels:

Another Life by Peter Anghelides
Border Princes by Dan Abnett
Slow Decay by Andy Lane
Something in the Water by Trevor Baxendale
Trace Memory by David Llewellyn
The Twilight Streets by Gary Russell
Pack Animals by Peter Anghelides
SkyPoint by Phil Ford
Almost Perfect by James Goss
Into the Silence by Sarah Pinborough
Bay of the Dead by Mark Morris
The House that Jack Built by Guy Adams
Risk Assessment by James Goss
The Undertaker's Gift by Trevor Baxendale
Consequences by Joseph Lidster, James Moran, Andrew Cartmel, David Llewellyn and Sarah Pinborough (to be released on October the 15th)

* Series 1: Countrycide, Out of Time, Combat, Captain Jack Harkness, End of Days
Series 2: Kiss Kiss Bang Bang, Adam, Reset, Something Borrowed, Fragments, Exit Wounds
Series 3: Day One, Day Two, Day Five.


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