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    <title>Nieputtcitron! - contemporary literature</title>
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    <pubDate>Fri, 20 Aug 2010 07:43:24 GMT</pubDate>

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    <title>Lady Oscar au Québec</title>
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    <author>nospam@example.com (Niessu)</author>
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    &lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_right&quot; style=&quot;width: 70px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;a class=&quot;serendipity_image_link&quot;  href=&#039;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/petite-et-vieux.jpg&#039;&gt;&lt;!-- s9ymdb:183 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_right&quot; width=&quot;70&quot; height=&quot;120&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/petite-et-vieux.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;La petite et le vieux&lt;br /&gt;
Marie-Renée Lavoie&lt;br /&gt;
XYZ 2010&lt;br /&gt;
238 p.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Décidément les Québécois(e)s sont très fort(e)s en littérature. Après avoir été enchantée par ma découverte de &lt;a href=&quot;http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/116-Saperlipopette,-quel-chouette-roman-!.html&quot;&gt;Michel&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/127-Paris-Pate-et-Gin-Bols.html&quot;&gt;Tremblay&lt;/a&gt; et de &lt;strong&gt;Nicolas Dickner&lt;/strong&gt; (euhh, critique à venir, un jour) je me suis lancée dans le premier roman de &lt;strong&gt;Marie-Renée Lavoie&lt;/strong&gt;, dont j&#039;avais entendu l&#039;interview dans la super émission littéraire de Radio Canada, &lt;a href=&quot;http://www.radio-canada.ca/emissions/vous_men_lirez_tant/2009-2010/index.asp&quot;&gt;Vous m&#039;en lirez tant&lt;/a&gt; (vive la baladodiffusion/le podcast!). En l&#039;entendant dire que l&#039;héroïne de &lt;em&gt;La petite et le vieux&lt;/em&gt; est une gamine de huit ans (au début du récit) qui, refusant d&#039;être une fille (parce que c&#039;est trop faible une fille, croit-elle), se fait appeler Joe au lieu d&#039;Hélène en hommage aux &lt;em&gt;Quatre filles du docteur March&lt;/em&gt; et se prend pour Lady Oscar, son héroïne préférée, j&#039;ai tout de suite dressé l&#039;oreille et pris note du titre. Un roman québécois rendant gloire à la vaillance et au romantisme animés nippons des années 70-80 – et de manière plus générale aux héros de fiction en tant que modèles et compagnons de route –, pas de doute possible : c&#039;est pour moi !! Bon, j&#039;avoue, l&#039;import de littérature québécoise coûtant un bras, je me suis quand même dit un court instant que je ne devais pas avoir toute ma tête. Fort heureusement, la lecture de &lt;em&gt;La petite et le vieux&lt;/em&gt; m&#039;a vite rassurée sur l&#039;état de ma santé mentale, car c&#039;est un livre JU-BI-LA-TOI-RE ! Rien de moins. Et pour ceux d&#039;entre vous qui se demanderaient qui peut bien être Lady Oscar, sachez qu&#039;il s&#039;agit d&#039;une jeune aristocrate que son père a élévée comme un garçon et qui se retrouve capitaine de la garde rapprochée de Marie-Antoinette. Ajoutez à l&#039;aspect divinement queer de cette histoire les tourments et dilemmes moraux de la Révolution française, une amitié ambiguë avec André, un jeune homme issu du peuple, le Comte Fersen, de grands et beaux sentiments, de longs cheveux et d&#039;amples capes flottant au vent et vous obtenez une série japonaise mythique – que je n&#039;ai même pas eu le droit de regarder quand j&#039;étais enfant... la vie est injuste. Mais revenons à nos moutons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joe est donc une petite fille de huit ans – mais elle se fait passer pour plus âgée – particulièrement exaltée et avide d&#039;héroïsme qui vit dans le quartier de Limoilou à Québec avec une mère dont l&#039;autorité ferait pâlir un général, un père que son travail de prof désespère et trois sœurs aux caractères bien différents du sien. A Limoilou fut mis en place dans les années 70 un nouveau système de désinstitutionnalisation des malades mentaux inoffensifs, si bien que Joe compte parmi ses voisins hauts en couleur quelques-uns de ceux qu&#039;elle appelle affectueusement „les fous“. Un jour, le voisinage s&#039;enrichit d&#039;un nouvel arrivant, Roger, un vieil ours bourru aux jurons copieux et invraisemblables, dont Joe deviendra, après quelques réticences, l&#039;amie. &lt;em&gt;La petite et le vieux&lt;/em&gt; est le récit de cette amitié et du quotidien, sur plusieurs années, de cette famille et de ce quartier à travers les yeux de Joe. S&#039;il n&#039;y a pas vraiment d&#039;intrigue, il est cependant impossible d&#039;en trouver la lecture ennuyeuse. Entre la justesse des réflexions de Joe – elle est jeune adulte lorsqu&#039;elle revient sur son enfance, ce qui lui permet un certain recul – et de son décorticage du monde, les facéties et scènes de ménage dégénérant en divertissement public des habitants du quartier, les incursions d&#039;Oscar et de la Révolution française dans la vie de tout ce petit monde et les gueulantes de Roger, franchement c&#039;est un feu d&#039;artifice perpétuel. &lt;strong&gt;Marie-Renée Lavoie&lt;/strong&gt; possède un humour phénoménal même et surtout dans la description des scènes les plus tristes. En effet, si j&#039;ai beaucoup ri en lisant &lt;em&gt;La petite et le vieux&lt;/em&gt;, j&#039;ai parfois aussi eu le cœur serré. Sincèrement. Et il est d&#039;ailleurs tout à fait remarquable que &lt;strong&gt;Marie-Renée Lavoie&lt;/strong&gt; ait réussi dans ce récit d&#039;enfance, pourtant un exercice casse-gueule à cet égard, à faire passer tant d&#039;émotions sans tomber dans la niaiserie – un peu comme &lt;strong&gt;Michel Tremblay&lt;/strong&gt; dans &lt;em&gt;La Traversée du continent&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;La petite et le vieux&lt;/em&gt; est méchamment bien écrit ! Rien que la façon dont Joe file les métaphores militaires et héroïques et intègre le personnage d&#039;Oscar à son expérience du monde, c&#039;est un régal. Allez, deux petites citations pour finir :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A propos de Lady Oscar : &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Et je ne vous parle pas de sa belle épée, de son fourreau doré, de ses bottes à éperons, de son magnifique cheval blanc, de son œil pénétrant et assuré, toujours plein de larmes et de lumière, et du vent, oui, surtout, de tout ce vent qui semait l&#039;apocalypse dans ses cheveux invraisemblablement longs, épais et légers, qui battaient la mesure de la chanson thème : „Lady, Lady Oscar, elle est habillée comme un garçon, Lady, Lady Oscar, personne n&#039;oubliera jamais son nom.“ Pas de grands héros sans bourrasques de vent, dans les dessins animés japonais. Pas de drame sans saccage de mise en plis. Quoi de plus convaincant, d&#039;ailleurs, qu&#039;un cheveu ébouriffé pour évoquer le courage, la force de caractère du guerrier qui résiste aux méchants symbolisés par ce vent qui se démène en vain. Dans l&#039;air immobile, tout ça nous échappe, les Japonais l&#039;ont compris.&lt;/em&gt; (p. 9-10)&lt;br /&gt;
Autre exemple qui illustrerait parfaitement cette vérité essentielle : Albator.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un petit aperçu du langage fleuri de Roger (en pleine protestation alors qu&#039;on l&#039;emmène à l&#039;hôpital) : &lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Surtout pas, mes sacristies de punaises, que je vous pogne pas à y dire un mot sur moé, sinon je vous neille dans le bénitier quand j&#039;vas ressoudre.&lt;/em&gt; (p. 146)&lt;br /&gt;
Ce „mes sacristies de punaises“ est absolument digne du Capitaine Haddock &lt;img src=&quot;http://www.plouf.de/blog/templates/default/img/emoticons/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; style=&quot;display: inline; vertical-align: bottom;&quot; class=&quot;emoticon&quot; /&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;attends avec impatience le prochain roman de &lt;strong&gt;Marie-Renée Lavoie&lt;/strong&gt;, car franchement je n&#039;ai qu&#039;un seul reproche à faire à son premier opus, celui d&#039;être trop court ! J&#039;en redemande !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;La petite et le vieux&lt;/em&gt; est paru chez &lt;a href=&quot;http://www.editionsxyz.com/catalogue/555.html&quot;&gt;XYZ&lt;/a&gt;. Pour se le procurer en France (et en Europe), le plus simple est de passer par la &lt;a href=&quot;http://www.librairieduquebec.fr/&quot;&gt;Librairie du Québec&lt;/a&gt; à Paris.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 
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    <pubDate>Sat, 14 Aug 2010 08:00:00 +0200</pubDate>
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    <title>Es ist soweit.../Ça y est... (II)</title>
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    <author>nospam@example.com (Niessu)</author>
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    &lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Die neue &lt;a href=&quot;http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/126-Es-ist-soweit...Ca-y-est.html&quot;&gt;Missy&lt;/a&gt; kommt Montag raus! Zu dieser Ausgabe habe ich zwei Texte beigetragen: einen Artikel über Yoko Tsuno für die Reihe der „Lieblingsstreberinnen“ und den Literatur-Aufmacher über Sara Stridsbergs &lt;a href=&quot;http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/44-Avis-aux-amateurs-de-litterature-scandinave-Skandinavische-Literatur-Fans-aufgepasst!.html&quot;&gt;endlich&lt;/a&gt; auf deutsch erscheinenden Roman &lt;a href=&quot;http://www.fischerverlage.de/buch/Traumfabrik/9783100744357?_navi_area=fv_vert2&amp;_navi_item=02.00.00.00&amp;_letter=S&quot;&gt;Traumfabrik&lt;/a&gt;, den ich euch wärmstens empfehle. Hervorzuheben sind auch das neue, knalligere Layout der Zeitschrift und der lange Artikel über die neue weibliche erotische Literatur, den ich euch nur ans Herz legen kann &lt;img src=&quot;http://www.plouf.de/blog/templates/default/img/emoticons/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; style=&quot;display: inline; vertical-align: bottom;&quot; class=&quot;emoticon&quot; /&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a class=&quot;serendipity_image_link&quot;  href=&#039;http://missy-magazine.de/magazin/missy-0310/&#039;&gt;&lt;!-- s9ymdb:181 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_center&quot; width=&quot;231&quot; height=&quot;300&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/missy-03_10.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La &lt;a href=&quot;http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/126-Es-ist-soweit...Ca-y-est.html&quot;&gt;Missy&lt;/a&gt; nouvelle paraît lundi ! J&#039;ai signé deux textes pour ce numéro : un article sur &lt;a href=&quot;http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/49-Contre-les-bobos,-la-meilleure-cest-Yoko!.html&quot;&gt;Yoko&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/132-Typhon-en-culottes-courtes.html&quot;&gt;Tsuno&lt;/a&gt; pour la rubrique „Lieblingsstreberinnen“ (comprenez les „têtes“ ou „cerveaux“ préféré(e)s) et une critique/présentation du roman de Sara Stridsberg, &lt;a href=&quot;http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/4-On-peut-toujours-rever,-non.html&quot;&gt;La faculté des rêves&lt;/a&gt;, qui paraît enfin en allemand et que je vous recommande toujours &lt;a href=&quot;http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/109-Un-si-beau-cauchemar.html&quot;&gt;autant&lt;/a&gt;. Notez également que la revue a un nouveau look plus audacieux et contient un long article sur la nouvelle littérature érotique féminine dont je ne peux que vous conseiller la lecture &lt;img src=&quot;http://www.plouf.de/blog/templates/default/img/emoticons/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; style=&quot;display: inline; vertical-align: bottom;&quot; class=&quot;emoticon&quot; /&gt; (oui, c&#039;est en allemand, ça peut poser problème à certain(e)s, je sais).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 
    </content:encoded>

    <pubDate>Fri, 13 Aug 2010 00:13:25 +0200</pubDate>
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    <title>Könsstaden – Stadens kön/La ville du sexe – le sexe de la ville</title>
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            <category>contemporary literature</category>
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    <author>nospam@example.com (Niessu)</author>
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    &lt;p style=&quot;color:purple&quot;&gt;Nota Bene: BiLLet MULtilinGUE / mulTILINgual PoST / MEHRsprachIGER EinTRag / FlerSPRÅkigt inlÄgG&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_left&quot; style=&quot;width: 72px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:177 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_left&quot; width=&quot;72&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/KnischSwe.serendipityThumb.gif&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;Sanningen om Sascha Knisch&lt;br /&gt;
Aris Fioretos&lt;br /&gt;
Norstedts 2002&lt;br /&gt;
334 s.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Sanningen om Sascha Knisch&lt;/em&gt; är andra delen av &lt;strong&gt;Aris Fioretos&lt;/strong&gt; trilogi om kropp och vetenskap. Jag har läst den första delen, &lt;em&gt;Stockholm noir&lt;/em&gt;, som handlade om hjärnan och spelade i Stockholm på 1920-talet, för några år sedan och tyckte att den var mycket intressant, fast inte precis lätt att läsa. &lt;em&gt;Sanningen om Sascha Knisch&lt;/em&gt; är ännu bättre – och inte mindre krävande – och handlar, som titeln på boken redan antyder, om Sascha Knisch, en ung österrikare som jobbar som filmmaskinist i Weimarrepublikens Berlin. Och som gärna klär sig som kvinna, något han får göra endast hemligt. Därför besöker han en minette, Dora, som ska visa för honom hur man „blir“ kvinna. De blir till och med vänner men hon dör/blir mördad – man vet inte så riktigt – medan han gömmer sig halvnaken i hennes garderobe... Sen berättar Sascha om sitt och Doras liv, om allt som händer kring dem i Berlin på den tiden och har med kön som biologisk och social kategori och med sexualitet att göra. Å ena sidan finns hälsorådets Froehlich (en fiktiv version av Magnus Hirschfeld) Stiftelse för Sexualforskning och undersökningen av „det gråa könet“, å andra sidan Horst Hauptsteins fascistiska „Brödraskap“ och dess strävande efter den 100-procentiga manlighet och „testklarnas triumf“ (ett programmatiskt uttryck).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Allt beror på tolkningen i &lt;em&gt;Sanningen om Sascha Knisch&lt;/em&gt;, för ingenting är som det ser ut: en stad är inte bara en stad utan ett tecken, en symbol för kroppens vetenskapliga undersökning; en man inte bara en man och en kvinna inte bara en kvinna, utan en konstruktion. Till och med Saschas labyrintiska berättelse måste tolkas och det blir klart att det inte går att veta säkert vad som är sant, för alla ljuger, framför allt Sascha. Signaler för att texten är en (lekfull) fiktion som man inte får tro på finns överallt: till ex. vissa namn (Anton Lueger d.v.s. „ljugare“, Karla Manetti d.v.s. „Manna“) eller epilogen till Saschas berättelse som presenteras som „bihang“, alltså ett uttryck för testiklar som används flera gånger i romanen. Och Sascha själv verkar lite konstig som figur: med allt som händer i hans liv kunde man tänka sig, att han, som dessutom är berättaren, skulle känna och undersöka starka emotioner. Men så är det inte, han visar hellre kroppsliga, somatiska symptomer som smärta eller upphetsning än psykologiska variationer som till ex. sorg. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jag tyckte jätte mycket om hur &lt;strong&gt;Aris Fioretos&lt;/strong&gt; undersöker förhållandet mellan vetenskap, sexualitet, politik, världshistoria, moral och konst och om hur han blandar historiska –  köns och könsidentitetens reducering till en viss sexualorientering – och moderna – kön som konstruktion med flytande gränser – könsteorier. &lt;em&gt;Sanningen om Sascha Knisch&lt;/em&gt; är en mycket intelligent och ibland rolig roman som jag skulle rekommendera till alla Berlin- och köns(teori)intresserade.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Sanningen om Sascha Knisch&lt;/em&gt; publiceras av &lt;a href=&quot;http://www.norstedts.se/bocker/utgiven/2002/Okand-saljperiod/fioretos_aris-sanningen_om_sascha_knisch-inbunden/&quot;&gt;Norstedts&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_right&quot; style=&quot;width: 69px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:178 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_right&quot; width=&quot;69&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/knisch-fr.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;La vérité de Sascha Knisch&lt;br /&gt;
Aris Fioretos&lt;br /&gt;
Le Serpent à plumes 2008&lt;br /&gt;
trad. de l&#039;anglais par Anne Damour&lt;br /&gt;
448 p.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;em&gt;La vérité de Sascha Knisch&lt;/em&gt; est le deuxième volet de la trilogie d&#039;&lt;strong&gt;Aris Fioretos&lt;/strong&gt; (auteur suédois contemporain d&#039;origine gréco-autrichienne) sur le corps et la science. J&#039;ai lu le premier volume &lt;em&gt;Stockholm noir&lt;/em&gt; (non traduit en français), dans lequel il était question du cerveau et du Stockholm des années 20, il y a quelques années et l&#039;avait trouvé très intéressant bien que pas évident à lire. &lt;em&gt;La vérité de Sascha Knisch&lt;/em&gt; est encore meilleur – mais non moins exigeant – et raconte l&#039;histoire, comme le titre l&#039;indique, de Sascha Knisch, un jeune Autrichien travaillant comme projectionniste dans le Berlin de la République de Weimar. Et qui aime s&#039;habiller en femme, une activité bien entendu secrète qui l&#039;amène à solliciter l&#039;aide d&#039;une professionnelle, Dora, qui doit lui apprendre comment „devenir“ une femme. Leur relation se transforme petit à petit en amitié mais Dora meurt/est assassinée – on ne sait pas trop – tandis que Sascha est caché, à moitié nu, dans le placard de la jeune femme... Sascha fait ensuite le récit de sa vie et de celle de Dora ainsi que de toutes les explorations du genre, du sexe et de la sexualité entreprises à l&#039;époque à Berlin. On y trouve d&#039;un côté la Fondation de Recherche Sexuelle du docteur Froehlich (une version fictive de Magnus Hirschfeld) et son étude du „sexe gris“, d&#039;un autre la „Brödraskap“ (société fraternelle) fascite de Horst Hauptstein cherchant à atteindre la virilité maximum et „le triomphe des testicues“ (tout un programme).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans &lt;em&gt;La vérité de Sascha Knisch&lt;/em&gt;, tout est une question d&#039;interprétation, car les apparences y sont trompeuses : ainsi la ville n&#039;y est-elle pas seulement une ville mais aussi un signe, un symbole de l&#039;exploration scientifique du corps ; un homme n&#039;est pas seulement un homme de même qu&#039;une femme n&#039;est pas juste une femme mais une construction. Pareil pour le récit labyrinthique de Sascha qui exige, lui aussi, un travail d&#039;interprétation. Il apparaît en effet assez vite que l&#039;authenticité des faits relatés est loin d&#039;être garantie, car tout le monde ment, Sascha le premier. Les signaux indiquant que le texte est une fiction ne manquent pas, qu&#039;il s&#039;agisse par ex. de jeux de mots dans certains noms (Anton Lueger soit „menteur“ ou Karla Manetti, „Karl“ signifiant à l&#039;origine „homme“) ou bien de l&#039;épilogue au récit de Sascha intitulé „bihang“ (soit „annexe“, mais n&#039;ayant pas lu la traduction française je ne sais pas quel terme exact la traductrice a choisi), une expression employée plusieurs fois dans le roman comme synonyme de „testicules“. Sascha lui-même est un personnage un peu étrange : avec tout ce qui lui arrive et étant qui plus est le narrateur de sa propre histoire, on pourrait penser qu&#039;il serait sujet à de très fortes émotions et qu&#039;il tenterait de les analyser. Or ce n&#039;est pas le cas, puisqu&#039;il exhibe plutôt des symptômes physiques, somatiques tels que la douleur ou l&#039;excitation (sexuelle) que des états psychologiques tels que le deuil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai beaucoup apprécié la façon dont &lt;strong&gt;Aris Fioretos&lt;/strong&gt; étudie les relations existant entre science, sexualité, politique, histoire, morale et art ainsi que la mise en contraste de théories historiques du genre – soit la réduction du sexe et du genre à une certaine orientation sexuelle – avec d&#039;autres plus modernes – soit le genre (et le sexe) en tant que construction aux limites difficiles à établir. Voilà  un roman intelligent et parfois drôle que je recommande à tous ceux et celles que Berlin et les théories du genre intéressent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;La vérité de Sascha Knisch&lt;/em&gt; est paru au &lt;a href=&quot;http://www.editionsdurocher.fr/ouvrage_serpent-79-La_V%C3%A9rit%C3%A9_de_Sascha_Knisch-Serp.html&quot;&gt;Serpent à plumes&lt;/a&gt;. A noter qu&#039;Anne Damour a établi la traduction française à partir de la version anglaise du texte réalisée par Aris Fioretos lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The author&#039;s &lt;a href=&quot;http://www.arisfioretos.com/index.html&quot;&gt;website&lt;/a&gt; (auf deutsch, in English, på svenska).&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;!-- s9ymdb:92 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_center&quot; width=&quot;110&quot; height=&quot;64&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/LireEnVo.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 
    </content:encoded>

    <pubDate>Thu, 08 Jul 2010 17:32:51 +0200</pubDate>
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    <title>Operation Clear Backlog: Episode 4</title>
    <link>http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/134-Operation-Clear-Backlog-Episode-4.html</link>
            <category>contemporary literature</category>
            <category>en français</category>
            <category>english literature</category>
            <category>fantasy/sci-fi</category>
            <category>french literature</category>
            <category>in english</category>
            <category>multilingual</category>
            <category>på svenska</category>
            <category>swedish literature</category>
    
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    <author>nospam@example.com (Niessu)</author>
    <content:encoded>
    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;p style=&quot;color:purple&quot;&gt;Nota Bene: BiLLet MULtilinGUE / mulTILINgual PoST / MEHRsprachIGER EinTRag / FlerSPRÅkigt inlÄgG&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
And finally, the last part of this splendiferous excavating operation which already saved so many books – or rather what I had to say about them – from the jaws of oblivion... Without further ado, today&#039;s extraordinary selection:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Johan Kling&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;Människor helt utan betydelse&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_left&quot; style=&quot;width: 72px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:175 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_left&quot; width=&quot;72&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/mnniskor.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;Människor helt utan betydelse&lt;br /&gt;
Johan Kling&lt;br /&gt;
Norstedts 2009&lt;br /&gt;
165 s.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Johan Klings&lt;/strong&gt; debutroman har ofta presenterats som ett slags samtidsflanörlitteratur och de är &lt;em&gt;Människor helt utan betydelse&lt;/em&gt; faktiskt. Sommaren 1998 i Stockholm: Magnus, som frilansar i mediabranschen, promenerar genom staden. Han tänker hela tiden på en kvinna som inte verkligen passar till honom och träffar människor han känner men inte vill vara med. Magnus söker jobb. De som kunde ha uppdrag åt honom vet värför han kommer. Till de andra, vänner, kollegor osv., säger Magnus att allt är bra. Och de säger precis samma sak. Världen är helt utan betydelse, människorna helt toma, bara skal. Till och med – eller framför allt – denna, vars namn upprepats och åter upprepats (till ex. Andreas Beckholt). De står som begrepp för meningsförlust. Stämningen är viktigast i boken. Det händer nästan ingenting, men då, vad skulle hända när alla ljuger om sig själva? Alla figurers favorituttryck är ju „det är bra“, „inte så farligt“ och „ingen fara“.&lt;br /&gt;
Det som ger charm till romanen är distansen som finns mellan det som Magnus tänker på och det som han och hans kompisar och kollegor pratar om. Kontrasten är ibland väldigt rolig. Magnus kanske är en loser, men han är också den enda som ifrågasätter världen, den enda som kämpar om sin individualitet. En elegant debut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.bokhora.se/blog/recension/2009/02/manniskor-helt-utan-betydelse-johan-kling/&quot;&gt;Bokhoras&lt;/a&gt; recension.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Människor helt utan betydelse&lt;/em&gt; publiceras av &lt;a href=&quot;http://www.norstedts.se/bocker/utgiven/2009/Vinter/kling_johan-manniskor_helt_utan_betydelse-inbunden/&quot;&gt;Norstedts&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Renée Vivien&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;La Dame à la louve&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_right&quot; style=&quot;width: 65px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:174 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_right&quot; width=&quot;65&quot; height=&quot;109&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/dame.serendipityThumb.GIF&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;La Dame à la louve&lt;br /&gt;
Renée Vivien&lt;br /&gt;
Gallimard 2007 (1904)&lt;br /&gt;
141 p.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
Changement radical de style et de sujet avec &lt;em&gt;La Dame à la louve&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Renée Vivien&lt;/strong&gt;, un recueil de nouvelles „fin de siècle“ de 1904. Aventurières, prostituées, déesses, voyageuses solitaires, êtres androgynes, voilà les héroïnes que privilégie &lt;strong&gt;Renée Vivien&lt;/strong&gt; dans ces textes au féminisme d&#039;avant-garde. L&#039;ambiance y est tour à tour fantastique, exotique ou mystique, le style toujours plein de panache et de lyrisme – parfois à la limite du kitsch.&lt;br /&gt;
Si bien sûr la découverte d&#039;une auteure ayant exploré de bonne heure (pour le 20e siècle, j&#039;entends) les questions de genre et l&#039;homosexualité féminine m&#039;enchante, je regrette cependant que ses personnages constituent plus des variations de certains archétypes/stéréotypes que des individus à la psychologie plus élaborée. En gros c&#039;est femme forte voire insensible et cruelle contre homme primitif et lâche. Seuls les décors et les noms changent. Les textes du recueil étant très courts, je veux bien lui accorder le bénéfice du doute et croire que le format est en partie responsable de cette impression. Il faudrait que je tente de lire le roman autobiographique, &lt;em&gt;Une femme m&#039;apparut&lt;/em&gt;, de cette Anglaise d&#039;expression française, grande voyageuse et traductrice de &lt;strong&gt;Sappho&lt;/strong&gt;, pour voir si celle-ci se confirme ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
„Au fond de notre amitié, pourtant réelle, croupissait une vase corrompue de soupçon, de haine même. Elle se défiait de moi, et je n&#039;oubliais pas mon ressentiment féroce de mâle dédaigné. Les hommes sont des cochons, voyez-vous, de simples cochons : c&#039;est d&#039;ailleurs leur unique supériorité sur les femmes, qui ont parfois la faiblesse et le tort d&#039;être bonnes... Je ne pardonnerai jamais à Nell de ne point avoir voulu être ma maîtresse... Je ne le lui pardonnerai jamais, non, pas même à mon lit d&#039;agonie...“ (p. 97, &lt;em&gt;Brune comme une noisette&lt;/em&gt;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;La Dame à la louve&lt;/em&gt; est publié chez Gallimard en collection folio 2 €.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jeanette Winterson&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;The Stone Gods&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_left&quot; style=&quot;width: 72px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:176 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_left&quot; width=&quot;72&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/stonegods.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;The Stone Gods&lt;br /&gt;
Jeanette Winterson&lt;br /&gt;
Hamish Hamilton 2007&lt;br /&gt;
207 p.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
I&#039;ll say just enough about this book to tease you. The rest you&#039;ll have to discover by yourselves, for I believe it is how it should be read: without too much preparation. &lt;em&gt;The Stone Gods&lt;/em&gt; is science fiction at its best – &lt;a href=&quot;http://vulpeslibris.wordpress.com/2008/04/03/thursday-soapbox-genre-wars/&quot;&gt;whatever&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;Jeanette Winterson&lt;/strong&gt; herself might say about her work, yes, this is science fiction. The kind that understands that it&#039;s not so much the depiction of potential technological progress that&#039;s important, than the exploration of a society&#039;s response to this progress. What kind of new social phenomenon will arise from it? What unforseen or unwanted tendencies will grow out of it? Such are the questions found at the core of truly thought-provoking SF.&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;The Stone Gods&lt;/em&gt; is a tale of the birth and death of worlds, an exploration of both the past and the future, and, as always with &lt;strong&gt;Winterson&lt;/strong&gt;, of gender, sexuality, consciousness, and storytelling as such. Beautifully served by &lt;strong&gt;Winterson&lt;/strong&gt;&#039;s imaginative prose and featuring a heroine, Billie Crusoe, who is quite the sort of standoffish female character with a rough sense of humour and a keen mind that I like so much – think &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Thursday_Next&quot;&gt;Thursday Next&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Smilla%27s_Sense_of_Snow&quot;&gt;Smilla Jaspersen&lt;/a&gt; or &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Daria_Morgendorffer&quot;&gt;Daria Morgendorffer&lt;/a&gt; –, &lt;em&gt;The Stone Gods&lt;/em&gt; is an absolute must read.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
„This new world weighs a yatto-gram.&lt;br /&gt;
But everything is trial-size; tread-on-me tiny or blurred-out-of-focus huge. There are leaves that have grown as big as cities, and there are birds that nest in cockleshells. On the white sand there are long-toed clawprints deep as nightmares, and there are rock pools in hand-hollows finned by invisible fish.&lt;br /&gt;
Trees like skycrapers, and housing as many. Grass the height of hedges, nuts the swell of pumpkins. Sardines that would take two men to land them. Eggs, pale-blue-shelled, each the weight of a breaking universe.&lt;br /&gt;
And, underneath, mushrooms soft and small as a mouse ear. A crack like a cut, and inside a million million microbes wondering what to do next. Spores that wait for the wind and never look back.&lt;br /&gt;
Moss that is concentrating on being green.“ (p. 3)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://laziestgirlintown.blogspot.com/2008/01/stone-gods-jeanette-winterson.html&quot;&gt;Lazy&lt;/a&gt; loved it, too (in Swedish).&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;The Stone Gods&lt;/em&gt; is published by Hamish Hamilton (&lt;a href=&quot;http://www.penguin.co.uk/nf/Book/BookDisplay/0,,9780141032603,00.html?strSrchSql=Winterson*/The_Stone_Gods_Jeanette_Winterson&quot;&gt;Penguin&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 
    </content:encoded>

    <pubDate>Sun, 04 Jul 2010 19:45:18 +0200</pubDate>
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    <title>Typhon en culottes courtes</title>
    <link>http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/132-Typhon-en-culottes-courtes.html</link>
            <category>bande dessinée</category>
            <category>belgian literature</category>
            <category>children's books</category>
            <category>comics/graphic novels</category>
            <category>contemporary literature</category>
            <category>en français</category>
            <category>japan</category>
    
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    <author>nospam@example.com (Niessu)</author>
    <content:encoded>
    &lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_left&quot; style=&quot;width: 77px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:171 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_left&quot; width=&quot;77&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/aube.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;L&#039;écume de l&#039;aube&lt;br /&gt;
Roger Leloup&lt;br /&gt;
Duculot 1991&lt;br /&gt;
279 p.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;L&#039;écume de l&#039;aube&lt;/em&gt; est certainement l&#039;un des romans que j&#039;ai le plus souvent relus. Ayant récemment rédigé un article (à paraître en août) sur Yoko Tsuno, mon héroïne de BD &lt;a href=&quot;http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/49-Contre-les-bobos,-la-meilleure-cest-Yoko!.html&quot;&gt;préférée&lt;/a&gt;, j&#039;ai eu envie de me replonger dans le récit de sa jeunesse. Yoko naît et grandit sur l&#039;île du Songe, île japonaise imaginaire. Fille unique et turbulente d&#039;un géophysicien et d&#039;une femme au foyer, elle chamboule la vie de sa famille le jour de son cinquième anniversaire où elle s&#039;introduit dans le pavillon situé au fond du jardin. Son grand-père, ancien ostréiculteur ayant fait faillite pour avoir poursuivi en vain son rêve de créer une perle transparente, y vit en reclus, entouré d&#039;aquariums. Depuis la mort de sa femme qu&#039;il se reproche d&#039;avoir tant négligée parce que trop occupé à courir après son rêve, Onoue Tsuno est brouillé avec ses enfants et n&#039;a jamais daigné faire la connaissance de sa petite-fille. Mais lorsqu&#039;il découvre Yoko, pleine de joie de vivre et fascinée par ses aquariums, il tombe rapidement sous son charme et se réintègre peu à peu à la vie de famille. Au fil des années, la complicité de la petite fille avec son grand-père et Aoki*, le kamikaze devenu moine bouddhiste qu&#039;Onoue sauva pendant la guerre, grandit. Et puis un jour, sans trop savoir ce qu&#039;elle demande là, Yoko persuade son grand-père de retenter la réalisation d&#039;une perle transparente, l&#039;écume de l&#039;aube, qui l&#039;amènera, presqu&#039;adulte, à vivre sa première aventure hors du Japon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_right&quot; style=&quot;width: 79px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:170 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_right&quot; width=&quot;79&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/ecume.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;Casterman 2000&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
Il est assez rare que les héros de bande dessinée vivent aussi des aventures sous forme de roman ; le seul autre exemple qui me vienne à l&#039;esprit, du moins en BD européenne, c&#039;est &lt;strong&gt;Hugo Pratt&lt;/strong&gt; avec &lt;em&gt;Corto Maltese&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;La Ballade de la mer salée&lt;/em&gt;) et &lt;em&gt;Cour des mystères&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Corto en Sibérie&lt;/em&gt;). Je n&#039;irai certes pas prétendre que &lt;em&gt;L&#039;écume de l&#039;aube&lt;/em&gt; est un chef-d&#039;œuvre de style – il souffre en effet de quelques métaphores éculées et de répétitions. Il n&#039;en reste cependant pas moins que c&#039;est un récit très efficace, agréable à lire et, comme toujours avec Yoko et &lt;strong&gt;Roger Leloup&lt;/strong&gt;, très humain. Yoko n&#039;est pas une enfant modèle. Sa jeunesse est parsemée de grands secrets et de petits mensonges, de contradictions et de colères et ses joies, ses peines, son premier amour et son désir d&#039;aventure et d&#039;inconnu ne manquent jamais de me toucher, même après plusieurs relectures. Est-ce parce que je connais sur le bout des doigts l&#039;univers de cette héroine ou parce que ses aventures m&#039;accompagnent depuis l&#039;enfance que ce roman d&#039;apprentissage me parle autant ? Les deux sans doute. Et je n&#039;en suis sûrement pas à ma dernière relecture. À noter que le roman est illustré de superbes crayonnés de l&#039;auteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Aoki apparaît aussi dans l&#039;album &lt;em&gt;La fille du vent&lt;/em&gt; de 1979, l&#039;un des meilleurs (et des plus tristes) de la série.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;L&#039;écume de l&#039;aube&lt;/em&gt; fut publié pour la première fois chez Duculot (1991). Cette édition est épuisée depuis longtemps mais &lt;a href=&quot;http://bd.casterman.com/albums_detail.cfm?id=2349&quot;&gt;Casterman&lt;/a&gt; en a sorti un version cartonnée en grand format toujours disponible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;avis de &lt;a href=&quot;http://oceanicus-in-folio.fr/lire/index.php?post/2007/09/21/L-écume-de-l-aube-(Roger-Leloup)&quot;&gt;Bladelor&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 
    </content:encoded>

    <pubDate>Wed, 16 Jun 2010 11:44:50 +0200</pubDate>
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    <title>English Romance Goes Japanese: Tentacle Monsters Invade Devonshire!</title>
    <link>http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/131-English-Romance-Goes-Japanese-Tentacle-Monsters-Invade-Devonshire!.html</link>
            <category>american literature</category>
            <category>challenge</category>
            <category>contemporary literature</category>
            <category>english literature</category>
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    <comments>http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/131-English-Romance-Goes-Japanese-Tentacle-Monsters-Invade-Devonshire!.html#comments</comments>
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    <author>nospam@example.com (Niessu)</author>
    <content:encoded>
    &lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_right&quot; style=&quot;width: 110px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:169 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_right&quot; width=&quot;110&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/seamonsters.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;Sense and Sensibility and Sea Monsters&lt;br /&gt;
Jane Austen/Ben H. Winters&lt;br /&gt;
Quirk Classics 2009&lt;br /&gt;
344 p.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt;
Opinions differ about the pertinence of classics&#039; reinterpretation or sampling: some are horrified at the mere idea of THE CLASSIC being altered, others find it amusing and many simply don&#039;t care. Being neither a &lt;strong&gt;Jane Austen&lt;/strong&gt; enthusiast nor even a reader of her works, I wasn&#039;t going to rave about the unholiness of this sea monsters invasion. And given my love of postmodern literary weirdness, I certainly wasn&#039;t going to stand by and pretend not to be interested. So being amused it was, and indeed I had to laugh directly at the first page:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
„The late owner of this estate was a single man, who lived to a very advanced age, and who for many years of his life had a constant companion and housekeeper in his sister. Her death came as a surprise, ten years before his own; she was beating laundry upon a rock that revealed itself to be the camouflaged exoskeleton of an overgrown crustacean, a striated hermit crab the size of a German sheperd. The enraged creature affixed itself to her face with a predictably unfortunate effect. As she rolled helplessly in the mud and sand, the crab mauled her most thoroughly, suffocating her mouth and nasal passages with its mucocutaneous undercarriage. Her death caused a great change in the elderly Mr. Dashwood&#039;s home.“ (p. 7) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A very promising start, I should say, for this augmented steampunk/horror version of Elinor and Marianne Dashwood&#039;s youthful search for the ideal match. Or so I thought but I was soon to be proven wrong. The world in which the Dashwoods live is under constant threat of sea creature attacks and the Devonshire coast is known to be one of the most dangerous places in Great Britain. It&#039;s been like that since the Alteration took place, what- and whenever that may exactly be.* But at the same time, the whole of humanity and especially the wealthy part of it seem to be unable to restrain from exploring the seas and engages in risky behaviour all the time, be it walking along the beach, or living on small, unshielded islands or even building a submarine station. So it comes that Barton Cottage, the new home to the Dashwood sisters after the cohabitation with their half-brother Sir John Dashwood and his wife in the family house proved impossible (daddy got half eaten by a shark, leaving the sisters not much money and John the house) is situated on a tiny island off the Devonshire coast; while the place to be seen at isn&#039;t London but Sub-Marine Station Beta, a city built on the bottom of the sea, under a giant glass dome, off the Welsh coast. And this kind of alterations goes for the characters as well as the places. Being a good swimmer for example is a bonus for women willing to marry a good party. Colonel Brandon isn&#039;t only old but also afflicted by tentacles on his face, while Willoughby the libertine is a treasure hunter, never to be seen without his diving helmet and flippers. And the favourite topic of conversation, besides who is going to marry whom and to what conditions, is pirates and shipwrecks.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Well, some of you will probably hate me for saying this but the &lt;em&gt;Sense and Sensibility&lt;/em&gt;-part of the novel is utterly dull! The Dashwood sisters (and the rest of their family, and Mrs Jennings, and Willoughby, and Edward etc. etc.) are unsufferable. I mean, how self-absorbed can one get?! And don&#039;t try to blame that on the sea monsters because they actually made the story better for me (I checked many scenes in the original version and it was even worse). All that marriage/how-much-money-will-(s)he-get-blahblah is the most boring topic there is. The only character I did care about (a bit) was Colonel Brandon, which means the one who was the most tormented by the whole sea monster addition! The tentacle-thing was indeed delightful in its sexual character:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
„Colonel Brandon, who had a general inivitation to the docking station, was with them almost every day. He came to look at Marianne and talk to Elinor, who often derived more satisfaction from conversing with him than from any other daily occurence. At the same time she saw with much concern his continued regard for her sister. She noted that his appendages at times seemed to stiffen a bit when he chanced to glance upon Marianne, as if excess blood were flowing into them. It grieved her to see the earnestness with which he often watched Marianne, and discomfited her to see the aforementioned tentacle-stiffness; his spirits were certainly worse than when at Deadwind.“ (p. 157-158)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Sense and Sensibility and Sea Monsters&lt;/em&gt; had some truly hilarious moments – whenever the characters&#039; response to sea monster threats was completely inappropriate – but the rather fun b-movie horror was blunted by the dreadfully uninteresting romance that bored me to death.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*There is no real explanation of how it actually came to the Alteration or when. The book refers to legends, theories and studies about its origin but nothing conclusive. One possibility though is to interpret it as a sign of metaficition: it&#039;s not just meant as an alteration of animal behaviour and so on but as the very alteration by &lt;strong&gt;Ben H. Winters&lt;/strong&gt; of &lt;strong&gt;Jane Austen&lt;/strong&gt;&#039;s work, which of course would be quite clever!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Sense and Sensibility and Sea Monsters&lt;/em&gt; is published by &lt;a href=&quot;http://www.quirkclassics.com/index.php?q=senseandsensibilityandseamonsters&quot;&gt;Quirk Classics&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;!-- s9ymdb:92 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_center&quot; width=&quot;110&quot; height=&quot;64&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/LireEnVo.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 
    </content:encoded>

    <pubDate>Sun, 13 Jun 2010 23:01:58 +0200</pubDate>
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</item>
<item>
    <title>Operation Clear Backlog: Episode 3</title>
    <link>http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/129-Operation-Clear-Backlog-Episode-3.html</link>
            <category>american literature</category>
            <category>auf deutsch</category>
            <category>bad books</category>
            <category>contemporary literature</category>
            <category>en français</category>
            <category>fantasy/sci-fi</category>
            <category>german literature</category>
            <category>in english</category>
            <category>multilingual</category>
            <category>på svenska</category>
            <category>swedish literature</category>
    
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    <author>nospam@example.com (Niessu)</author>
    <content:encoded>
    &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;p style=&quot;color:purple&quot;&gt;Nota Bene: BiLLet MULtilinGUE / mulTILINgual PoST / MEHRsprachIGER EinTRag / FlerSPRÅkigt inlÄgG&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;
The operation Clear Backlog continues, yes, yes, and this third episode shall reveal, like the first, works of mixed quality, origin and topic.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Hermann Hesse&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;Demian&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_right&quot; style=&quot;width: 67px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:165 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_right&quot; width=&quot;67&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/demian.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;Demian&lt;br /&gt;
Hermann Hesse&lt;br /&gt;
Suhrkamp 2007 (1919)&lt;br /&gt;
155 S.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;Achtung: Kitsch sondergleichen! Soviel Dusseligkeit dürfte nicht erlaubt sein. &lt;strong&gt;Hesse&lt;/strong&gt; schrieb &lt;em&gt;Demian&lt;/em&gt; in drei Wochen während des ersten Weltkrieges, und das merkt man. Der Text enthält zu viel Unnötiges samt einer gehörigen Portion Pathos, und stützt sich zu sehr auf den Gedanken, dass die mehrfache Wiederholung eines Statements allein von seiner Wichtigkeit überzeugen kann.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Demian&lt;/em&gt; erzählt vom Werdegang des jungen Emil Sinclair, Sohn einer bürgerlichen Familie, der in einer so klar schwarzweiß definierten Welt lebt, dass man ihm schnell ein einfaches Gemüt unterstellt. Seine Welt gerät allerdings ins Wanken, als er sich durch (jugendlichen) Leichtsinn den lokalen bösen Jungen zu sehr nähert und von der Titelfigur Demian aus seiner zunehmend heiklen Lage gerettet wird. Die Zeit vergeht und Emils Freundschaft zu Demian, dem sonderbaren Jungen, der so viel Geheimnisvolles weiß, wächst, wozu sich auch leidenschaftliche Gefühle für Demians Mutter Eva gesellen. Viele Fehler, Exzesse, existentielle Fragen und esoterische Versuche später ziehen Emil und Demian in den Krieg, der zur endgültigen Trennung der beiden führt und das Ende von Emils Selbstfindung markiert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
So viel flache, klischeehafte Esoterik habe ich selten gelesen und schon gar nicht von &lt;strong&gt;Hesse&lt;/strong&gt; erwartet, der mit dem freilich mehrere Jahre nach &lt;em&gt;Demian&lt;/em&gt; erschienenen Roman &lt;em&gt;Der Steppenwolf&lt;/em&gt; bewiesen hat, dass er es besser kann. &lt;em&gt;Demian&lt;/em&gt; fehlt die Stringenz, die Kraft, die Subtilität und die Ironie des &lt;a href=&quot;http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/99-Eintritt-kostet-den-Verstand.html&quot;&gt;Steppenwolfs&lt;/a&gt;, wobei Letzteres vermutlich das Hauptproblem darstellt: Alles ist in &lt;em&gt;Demian&lt;/em&gt; furchtbar ernst gemeint! Und wenn das Kitschigste und Lächerlichste so ernst gemeint ist, tut es nur noch weh – besonders der erste Teil, als Emils Welt noch unversehrt ist, hat mich Einiges an Überwindung gekostet. Und doch hätte ich mich von diesem Bericht einer Jugend angesprochen fühlen sollen, deren Bedürfnis nach Individualität mit dem Streben der Gesellschaft nach Gleichförmigkeit kollidiert. Ich habe ihn zwar im Rahmen einer Prüfung gelesen, habe ihn aber freiwillig ausgewählt und war ursprünglich sehr neugierig auf diese Erzählung, an den sich &lt;strong&gt;Mamiya Okis&lt;/strong&gt; Manga &lt;em&gt;Das Demian-Syndrom&lt;/em&gt; (Yaoi, Yaoi &lt;img src=&quot;http://www.plouf.de/blog/templates/default/img/emoticons/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; style=&quot;display: inline; vertical-align: bottom;&quot; class=&quot;emoticon&quot; /&gt;) anlehnt. Und es sind tatsächlich der homoerotische Subtext der Freundschaft zwischen Emil und Demian sowie das Spiel mit den Grenzen zwischen männlich und weiblich, die beide in der finalen Kussszene kulminieren, die mich am Ehesten interessiert haben. Aber den ganzen Rest hätte ich mir wirklich sparen können. Und wer Lust auf geheime Glaubensgemeinschaften, wirre Träume und Abenteuer mit Stil hat sollte lieber &lt;em&gt;Corto Maltese&lt;/em&gt; lesen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Demian&lt;/em&gt; erscheint bei &lt;a href=&quot;http://www.suhrkamp.de/buecher/demian-hermann_hesse_45852.html&quot;&gt;Suhrkamp&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On va faire court, j&#039;ai la flemme de traduire ma critique allemande en français : &lt;em&gt;Demian&lt;/em&gt;, c&#039;est nul et complètement kitsch (non vraiment j&#039;ai souffert en le lisant). Rarement lu autant d&#039;ésotérisme à deux balles. Pas la peine de perdre votre temps avec ce récit d&#039;une jeunesse contrariée pas convaincant, plein de pathos et dénué de recul ou d&#039;ironie (écrit en trois semaines et ça se sent). Allez donc plutôt lire directement &lt;em&gt;Le Loup des steppes&lt;/em&gt;, c&#039;est autrement plus réussi et complexe. Ou alors, si vous voulez lire de chouettes histoires d&#039;organisations secrètes ésotériques, pleines d&#039;onirisme et d&#039;aventure, allez donc voir du côté de chez &lt;em&gt;Corto Maltese&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Demian&lt;/em&gt; est publié chez &lt;a href=&quot;http://www.editions-stock.fr/livre/stock-202132-Demian-hachette.html&quot;&gt;Stock&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.livredepoche.com/livre-de-poche-3053006-hermann-hesse-demian.html&quot;&gt;Le Livre de poche&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;PC Jersild&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;En levande själ&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_left&quot; style=&quot;width: 95px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:166 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_left&quot; width=&quot;95&quot; height=&quot;153&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/levandesjl.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;En levande själ&lt;br /&gt;
PC Jersild&lt;br /&gt;
Bonniers 2007 (1980)&lt;br /&gt;
266 s.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;Ypsilon heter en naken hjärn som simmer i ett akvarium i något laboratorium. Den vet inte vem den är, har glömt allt som hände innan den blev reducerat till en hjärn med bara ett öga (för input) och båda öron (som stabilisatorer) kvar. Den är fångad där och berättar om sin historia medan den experimentas på: om hur den blir kär i laboranten Emma, om sitt äventyrliga flyktförsök och om det som den får ta reda på om experimentet och dess ledare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;En levande själ&lt;/em&gt; är en underbar SF roman som kritiserar medecinens utveckling till en ren rationalistisk vetenskap helt utan etik som blir slav under marknadens princip av alltid mer, alltid snabbare. Den visar med mycket humor hur absurd denna absoluta rationalism är som försöker att förvandla människorna i automatiska maskiner utan själ eller känslor (på det sättet som &lt;strong&gt;Descartes&lt;/strong&gt; betraktade djur). Romanen avsluter på hemskt vis men även om ämnet är allvarligt och tragiskt, så får jag säga att Ypsilons berättande är hur komiskt som helst med dess naiva-optimistiska synpunkt. En levande själ kan varmt rekommenderas!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;En levande själ&lt;/em&gt; publiceras av &lt;a href=&quot;http://www.albertbonniersforlag.se/Forfattare/Forfattarpresentation/?personId=5808&quot;&gt;Albert Bonniers&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ypsilon, ainsi s&#039;appelle un cerveau nageant dans un aquarium quelque part dans un laboratoire indéterminé. Il ne sait pas qui il est ni ne se souvient de ce qui s&#039;est passé avant qu&#039;il ne soit réduit à l&#039;état de cerveau auquel ne restent attachés qu&#039;un œil (input) et les deux oreilles faisant office de stabilisateurs. Prisonnier de cet état, il nous raconte son histoire pendant qu&#039;on lui fait subir des expériences : comment il tombe amoureux d&#039;Emma la laborantine, sa tentative d&#039;évasion rocambolesque et ce qu&#039;il a réussi à découvrir au sujet de l&#039;expérience et de celui qui la conduit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Mon âme dans un bocal&lt;/em&gt; est un formidable roman de science fiction critiquant l&#039;évolution de la médecine vers une science purement rationnaliste, dépourvue d&#039;éthique et devenant l&#039;esclave des lois du marché exigeant toujours plus, toujours plus vite. Il montre avec beaucoup d&#039;humour toute l&#039;absurdité de ce rationalisme absolu cherchant à transformer les humains en des machines automatiques sans âme ni émotions (en gros selon le principe des animaux-machines de &lt;strong&gt;Descartes&lt;/strong&gt;). Le roman s&#039;achève sur une note particulièrement amère mais, même si le sujet est en soi sérieux et tragique, il faut bien reconnaître que le point de vue naïf et optimiste d&#039;Ypsilon est délicieusement comique. Un roman que je vous recommande chaudement !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Mon âme dans un bocal&lt;/em&gt; est publié chez &lt;a href=&quot;http://www.actes-sud.fr/node/14515&quot;&gt;Actes Sud&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jack Kerouac&lt;/strong&gt;: &lt;em&gt;The Subterraneans&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_right&quot; style=&quot;width: 72px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:167 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_right&quot; width=&quot;72&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/subterraneans.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;The Subterraneans&lt;br /&gt;
Jack Kerouac&lt;br /&gt;
Penguin Books 2001 (1958)&lt;br /&gt;
163 p.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;You don&#039;t read &lt;strong&gt;Kerouac&lt;/strong&gt; for the story, in this case a lovestory: they&#039;re both a bit mad, want each other, but being that involved with another human being can be scary, so it has to stop. You read him for his style. And it&#039;s not one made for being read hours on end. &lt;strong&gt;Kerouac&lt;/strong&gt;&#039;s spontaneous prose, a kind of stream of consciousness on drugs, is extremely powerful and overwhelming. So much so that after a while you&#039;ll begin to feel dizzy and nauseous because the ride is too wild for your brain.  You&#039;ll feel atmospheres gush into you, see characters dance in and out of view, ideas will coil around your neck and tighten slowly. But eventually you&#039;ll have to breathe and put the book aside. It&#039;s too much. And, being more akin to poetry than standard prose, it should be read aloud rather than be left to spin silently in your mind. Judge for yourself:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
„And so having had the essence of her love now I erect big word constructions and thereby betray it really – telling tales of every gossip sheet the washline of the world – and hers, ours, in all the two months of our love (I thought) only once-washed as she being a lonely subterranean spent mooningdays and would go to the laundry with them but suddenly it&#039;s dank late afternoon and too late and the sheets are grey, lovely to me – because soft. – But I cannot in this confession betray the innermosts, the thighs, what the thighs contain – and yet why write? – the thighs contain the essence – yet tho there I should stay and from there I came and&#039;ll eventually return, still I have to rush off and construct construct – for nothing – for Baudelaire poems –“ (p.16)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;The Subterraneans&lt;/em&gt; is published by &lt;a href=&quot;http://www.penguin.co.uk/nf/Book/BookDisplay/0,,9780141184890,00.html?strSrchSql=subterraneans*/The_Subterraneans_Jack_Kerouac#&quot;&gt;Penguin Books&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 
    </content:encoded>

    <pubDate>Sun, 30 May 2010 17:18:11 +0200</pubDate>
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</item>
<item>
    <title>Operation Clear Backlog: Episode 2</title>
    <link>http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/128-Operation-Clear-Backlog-Episode-2.html</link>
            <category>contemporary literature</category>
            <category>en français</category>
            <category>fantasy/sci-fi</category>
            <category>french literature</category>
    
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    <author>nospam@example.com (Niessu)</author>
    <content:encoded>
    &lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Au programme du second volet de cette palpitante opération de mise à jour, rien que de la littérature française – les hasards du classement par ordre alphabétique –, mais de la bonne !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Claudel, Philippe&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Les petites mécaniques&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_left&quot; style=&quot;width: 66px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:164 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_left&quot; width=&quot;66&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/mecaniques.serendipityThumb.gif&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;Les petites mécaniques&lt;br /&gt;
Philippe Claudel&lt;br /&gt;
Gallimard 2004&lt;br /&gt;
185p.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;Voilà un recueil de textes courts lu il y a un certain temps mais dont je tenais tout de même à vous parler car il est, à tort, moins connu que les romans de &lt;strong&gt;Philippe Claudel&lt;/strong&gt;. La particularité principale de ce recueil réside dans la diversité des genres qu&#039;il rassemble : le conte fantastique y cotoie la science-fiction, la fable, la dystopie, la parabole et la satire politique. Le style y coule cependant toujours de source et les thèmes récurrents de la mort, de la solitude de l&#039;individu – le titre du volume est extrait d&#039;une citation de &lt;strong&gt;Pascal&lt;/strong&gt; „Nous sommes de bien petites mécaniques égarées par les infinis.“ –, du changement et du contrôle (ou de la perte de celui-ci) assurent la cohérence de l&#039;ouvrage. Sans oublier les textes, &lt;em&gt;Roman&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Arcalie&lt;/em&gt;, traitant de la place de la littérature dans la société, tantôt admirée par celle-ci, tantôt considérée comme un danger car vectrice d&#039;interrogations et de points de vue non-consensuels, mais survivant à tout, même à la destruction des civilisations. Le ton cynique, parfois morbide et l&#039;aisance avec laquelle &lt;strong&gt;Philippe Claudel&lt;/strong&gt; passe d&#039;une époque, d&#039;une région ou d&#039;un milieu à l&#039;autre rappellent les nouvelles de &lt;strong&gt;Michel Faber&lt;/strong&gt;, quoiqu&#039;en moins abouti. Quant aux situations où prime le sentiment de l&#039;étrange, de l&#039;incongru, elles n&#039;ont rien à envier à &lt;strong&gt;Murakami&lt;/strong&gt;. Si certaines histoires m&#039;ont paru assez prévisibles – &lt;em&gt;Le voleur et le marchand&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;L&#039;Autre&lt;/em&gt; – il n&#039;en reste pas moins que &lt;em&gt;Les petites mécaniques&lt;/em&gt; constitue un recueil très intéressant ainsi qu&#039;une bonne introduction à l&#039;univers de &lt;strong&gt;Philippe Claudel&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Les petites mécaniques&lt;/em&gt; est paru chez &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/&quot;&gt;Gallimard&lt;/a&gt; en folio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Duras, Marguerite&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Le Vice-consul&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_right&quot; style=&quot;width: 110px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:163 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_right&quot; width=&quot;110&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/vice-consul.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;Le Vice-consul&lt;br /&gt;
Marguerite Duras&lt;br /&gt;
Gallimard 2006 (1966)&lt;br /&gt;
212p.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;Le roman s&#039;ouvre sur l&#039;histoire de la mendiante de Calcutta. Enceinte, elle est chassée de chez elle par sa mère et erre à travers le Cambodge. Tombée dans la pauvreté la plus extrême et la prostitution, elle donnera naissance à son enfant qu&#039;elle fera recueillir par des Blancs. Cette histoire est cependant une fiction imaginée par Peter Morgan, un personnage du récit-cadre du Vice-Consul, car de cette mendiante, qui, contrairement aux autres pauvres hères qui survivent des restes et des déchets du quartier des ambassades de Calcutta, n&#039;est pas contaminée par la lèpre, on ne sait rien de sûr. Et c&#039;est là son point commun avec les autres personnages principaux du roman, le vice-consul à Lahore et Anne-Marie Stretter, la femme de l&#039;ambassadeur de France à Calcutta, une part d&#039;ombre qui permet toutes les spéculations et rend même nécessaire la fiction. Il s&#039;est passé quelque chose à Lahore, le vice-consul est censé avoir commis un crime atroce dans les jardins de Shalimar, mais jamais le récit ne livre la vérité dans son intégralité. Tout se fait rumeur, supposition. Quant à Anne-Marie Stretter, c&#039;est sa vie intime qui intéresse ce petit monde diplomatique gavé d&#039;ennui. Pourquoi a-t-elle suivi son mari ? Qui sera le prochain qu&#039;elle désignera pour la suivre sur l&#039;île du Delta ? Et que pense-t-elle du vice-consul ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une écriture hypnotique, hallucinée, lapidaire.&lt;br /&gt;
Un rythme lancinant : „Il se tait. Elle luit parle. Il se tait.“ (p.123)&lt;br /&gt;
La touffeur de l&#039;Inde.&lt;br /&gt;
Un sentiment de menace diffus.&lt;br /&gt;
Un état d&#039;entre-deux, une ambiguïté géopolitique (milieu diplomatique), climatique (avant la mousson) et discursive : „Le personnage que vous êtes ne nous intéresse que lorsque vous êtes absent.“ (dixit Peter Morgan, p.147).&lt;br /&gt;
L&#039;idée que les lieux que nous traversons nous façonne autant que ceux d&#039;où nous venons.&lt;br /&gt;
L&#039;opposition entre des personnages principaux distincts et la masse informe et anonyme des spectateurs/spéculateurs : on dit, on attend, on regarde.&lt;br /&gt;
Attraction et répulsion.&lt;br /&gt;
A lire. Absolument.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Le Vice-Consul&lt;/em&gt; est paru chez &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/&quot;&gt;Gallimard&lt;/a&gt; dans la collection L&#039;Imaginaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Gary, Romain (Fosco Sinibaldi)&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;L&#039;Homme à la colombe&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_left&quot; style=&quot;width: 110px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:162 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_left&quot; width=&quot;110&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/colombe.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;L&#039;Homme à la colombe&lt;br /&gt;
Romain Gary (Fosco Sinibaldi)&lt;br /&gt;
Gallimard 2004 (1958)&lt;br /&gt;
167p.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;Où le mythe de l&#039;O.N.U. sauveuse du monde se prend du plomb dans l&#039;aile. Et c&#039;est tout une escouade qui lui tire dessus. Satire politique aux accents de farce burlesque, les tribulations du jeune Johnnie, cow-boy texan et intellectuel reconverti en entourloupeur désabusé, et de sa colombe dans les tréfonds du bâtiment des Nations Unies, bien qu&#039;hilarantes par moments, sont désespérantes d&#039;actualité. La situation est grotesque, les Nations Unies aussi. Un roman édifiant, à lire et à faire lire, auquel on reprochera seulement de devenir, dans les derniers chapitres, la victime de l&#039;absurdité qu&#039;il décrit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;L&#039;Homme à la colombe&lt;/em&gt; est paru chez &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/&quot;&gt;Gallimard&lt;/a&gt; dans la collection L&#039;Imaginaire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 
    </content:encoded>

    <pubDate>Sun, 23 May 2010 18:07:23 +0200</pubDate>
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    <title>Paris Pâté et Gin Bols</title>
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            <category>canada</category>
            <category>canadian literature</category>
            <category>contemporary literature</category>
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    <author>nospam@example.com (Niessu)</author>
    <content:encoded>
    &lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_right&quot; style=&quot;width: 58px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:161 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_right&quot; width=&quot;58&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/traverseeville.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;La Traversée de la ville&lt;br /&gt;
Michel Tremblay&lt;br /&gt;
Leméac/ Actes Sud&lt;br /&gt;
2008&lt;br /&gt;
208 p.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt;
Deuxième volume de la &lt;em&gt;Diaspora des Desrosiers&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Michel Tremblay&lt;/strong&gt; et une impression plus mitigée que pour le &lt;a href=&quot;http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/116-Saperlipopette,-quel-chouette-roman-!.html&quot;&gt;premier&lt;/a&gt;. A la fin de &lt;em&gt;La Traversée du continent&lt;/em&gt;, Rhéauna arrivait à Montréal et retrouvait sa mère qui l&#039;attendait avec „une surprise“. Au lieu d&#039;enchaîner directement sur l&#039;installation de la petite fille dans sa nouvelle vie et sa découverte de la métropole, &lt;strong&gt;Michel Tremblay&lt;/strong&gt; a préféré, grand bien lui en a pris, opter dans &lt;em&gt;La Traversée de la ville&lt;/em&gt; pour un mélange d&#039;ellipses et de flashbacks. Le roman s&#039;ouvre sur un prélude racontant le départ précipité de Maria – la mère – de Providence dans le Rhode Island pour Montréal, environ un an avant que Rhéauna vienne la rejoindre. Contrairement au voyage de sa fille qui nous avait été conté dans les moindres détails, l&#039;odyssée ferroviaire de Maria à travers la Nouvelle Angleterre est à peine esquissée, reprise furtive du thème du premier volet de la saga. Le reste du roman, intitulé „Deux fugues“, alterne ensuite le récit de l&#039;installation de Maria au Québec, ses retrouvailles avec son frère, Ernest, et ses soeurs, Tititte et Teena, qu&#039;elle n&#039;avait pas revus depuis douze ans, et celui de la tentative désespérée de Rhéauna de quitter Montréal, traversant la ville à pied, moins d&#039;un an après son arrivée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mouvements croisés de ces deux générations qui ont tant en commun – la complicité entre les soeurs, l&#039;unique frère en marge de cet univers féminin, les séparations, les rêves et les désillusions –, parler coloré, destins tragiques, secrets trop longtemps gardés et enfin révélés, nous sommes bien chez &lt;strong&gt;Michel Tremblay&lt;/strong&gt;, pas de doute là-dessus. Cependant si la structure narrative m&#039;a convaincue, j&#039;ai trouvé le tout un peu plus fade que dans &lt;em&gt;La Traversée du continent&lt;/em&gt;. Ce n&#039;est pas mauvais, loin de là, et ça se lit très bien, mais il manque quelque chose. Peut-être cela est-il tout simplement dû au fait que bien qu&#039;ayant des personnalités très affirmées, les soeurs Desrosiers ne constituent pas un groupe de personnages aussi hétérogène que les tantes et la cousine de Rhéauna dans le volume précédent. Peut-être aussi cela est-il tout simplement dû au fait que &lt;em&gt;La Traversée de la ville&lt;/em&gt; est le récit des désillusions et des compromis, ne permettant pas la même flamboyance ni le même optimisme que &lt;em&gt;La Traversée du continent&lt;/em&gt; dans lequel régnait une atmosphère d&#039;aventure et de découverte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré ce bémol je tiens à exprimer mon admiration quant aux révélations sur le mariage de la tante Tititte: enfin quelqu&#039;un, un homme de surcroît, qui ose dire que cela existe! Qui ose dire que parfois la vie se contrefout totalement des stéréotypes et va à l&#039;encontre de ce qui semble être la norme. Et que ça ne sert à rien de le nier. Pour ça je dis : Merci, &lt;strong&gt;Michel Tremblay&lt;/strong&gt; ! Et à vous qui vous demandez quelle mouche me pique, tout à coup, et de quoi je parle, je dis : plongez-vous dans la &lt;em&gt;Diaspora des Desrosiers&lt;/em&gt; !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;La Traversée de la ville&lt;/em&gt; paraît chez &lt;a href=&quot;http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742781645&quot;&gt;Leméac/Actes Sud&lt;/a&gt; et le troisième et dernier volet de la saga, &lt;em&gt;La Traversée des sentiments&lt;/em&gt;, sortira en France en juin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;avis enthousiaste d&#039;&lt;a href=&quot;http://www.incoldblog.fr/?post/2009/03/16/La-travers%C3%A9e-de-la-vie&quot;&gt;In Cold Blog&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 
    </content:encoded>

    <pubDate>Fri, 14 May 2010 20:22:05 +0200</pubDate>
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    <title>Postapokalyptische Weiblichkeit</title>
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            <category>challenge</category>
            <category>comics/graphic novels</category>
            <category>contemporary literature</category>
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            <category>fantasy/sci-fi</category>
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            <category>manga</category>
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    <author>nospam@example.com (Niessu)</author>
    <content:encoded>
    &lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_right&quot; style=&quot;width: 71px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:159 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_right&quot; width=&quot;71&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/sarah1.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;Sarah&lt;br /&gt;
Otomo/ Nagayasu&lt;br /&gt;
Aus dem Jap. übersetzt von Junko Iwamoto-Seebeck und Jürgen Seebeck&lt;br /&gt;
Carlsen 1996&lt;br /&gt;
(jap. Orig. 1990)&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt;
Ende April fand der 12. &lt;a href=&quot;http://www.tomodachi.de/html/marathon/&quot;&gt;Anime Marathon&lt;/a&gt; in Brehna statt und da ich dieses Jahr ziemlich oft als Aufsicht in der Mangabibliothek saß, habe ich sogar Zeit gehabt, eine Serie (soweit vorhanden) durchzulesen, nämlich &lt;em&gt;Sarah&lt;/em&gt; von &lt;strong&gt;Kastuhiro Otomo&lt;/strong&gt; (Text) und &lt;strong&gt;Takumi Nagayasu&lt;/strong&gt; (Zeichnungen).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Als Scharen von Menschen versuchen, ihre durch Anschläge beschädigten Raumstationen zu verlassen, um notgedrungen auf eine längst vergiftete Erde zurückzukehren, wird Sarah von ihren drei Kindern, Harato, Satoko und Tsumuri getrennt. Sie behält bei sich nur ihr letztes Kind, einen Säugling, und muss fliehen. Was damals passiert ist, was Sarah auf ihrer Flucht erlebt hat, erfährt der Leser erst später und nur partiell. Als wir Sarah einige Jahre nach den Anschlägen auf der Erde wieder begegnen, ist sie eine rätselhafte Einzelkämpferin geworden. Der Händler Tsue ist ihr einziger Weggefährte, dem sie sich aus praktischen Gründen – er besitzt einen LKW – angeschlossen hat. Zusammen reisen sie durch Wüsten, halb leere Städte und Kriegszonen, sie auf der Suche nach ihren Kindern, er auf der Suche nach guten Geschäften, und werden bei jeder Etappe mit dem Zerstörungspotential menschlichen Machtstrebens aufs Neue konfrontiert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leider hat Carlsen die Veröffentlichung der deutschen Übersetzung von &lt;em&gt;Sarah&lt;/em&gt; nach 14 (sehr schmalen) Bänden im 25x16,6 cm Format unterbrochen, so dass ich nur einen Teil der Serie bewerten kann (alle Bände sind gespiegelt, anders aufgeteilt als im Original und ich werde den Verdacht nicht los, dass die Übersetzung nicht ganz sauber ist, hören doch viele Sprechblasen mitten im Satz abrupt auf... so hat man es eben in den 90ern gemacht... und heute ist die Serie natürlich vergriffen). Aber was ich davon lesen konnte, immerhin einen Großteil der Serie, war beeindruckend. Angefangen mit der Hauptfigur, denn wenn das allgemeine postapokalyptische Setting samt Figur, die nach etwas Verlorenem sucht, nicht gerade revolutionär ist, so ist die Entscheidung für eine Protagonistin statt eines Protagonisten in einem solchen Kontext eher selten. Man mag natürlich argumentieren, dass die Betonung von Sarahs Mutterrolle wiederum das alte Klischee der Mutter bestätigt, die alles tut, um ihre Kinder zu schützen, gar nur noch um ihrer Kinder willen lebt. Und das würden sogar die ersten Bände der Serie tendenziell bestätigen. Nur wird dieses Klischee bald durch Sarahs Konfrontation mit anderen „Müttern“ relativiert und durch die Auseinandersetzung mit Kindsmord, Prostitution und Notlagen unterwandert. Selbst das Bild des Kindes als gutes, unverdorbenes Wesen, das man nur lieben kann und sogar lieben muss, wird hier demontiert. Sarah ist keine perfekte Mutter und auf keinen Fall eine Frauenfigur, die sich auf diese eine Rolle reduzieren ließe. Groß und stark, in einem Umhang gehüllt, der auch sämtlichen Spacepirates und Vampirjägern des Mangauniversums stünde, tritt sie vor allem als wortkarge Kämpferin auf – und wie sie da kämpft! - und wird durch eine Umdeutung des Motivs der abgeschnittenen Brust mit den Amazonen assoziiert. Und überhaupt ist eine solche Untersuchung von Weiblichkeit im stark männlich dominierten Science-Fiction-Genre, dazu noch im Zusammenhang mit einem Krieg, in den sich auch Sarah einmischt, für mich ein Grund zu jubeln. Die einzige vergleichbare Figur, die mir im Bereich Manga/Anime spontan einfällt, ist &lt;strong&gt;Miyazakis&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Nausicaä&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Sarah&lt;/em&gt; ist aber nicht nur ein thematisch sondern auch graphisch, dank &lt;strong&gt;Nagayasus&lt;/strong&gt; realisitschen und souveränen Zeichenstils, hervorragender Manga. Ob Porträts, Landschaften, Mengen, Explosionen oder Kampfszenen, alles ist perfekt gezeichnet. Sowohl auf der Panel- als auch auf der Seitenebene zeigt &lt;strong&gt;Nagayasu&lt;/strong&gt; einen grandiosen Sinn für Komposition und Dynamik. Einige Ganzseitenillustrationen erinnern absichtlich an Propagandaplakate, so dass die Mechanismen totalitärer Diskurse hier auch auf graphischer Ebene entlarvt werden.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wer Science-Fiction mag und/oder auf der Suche nach Mangas mit starken Frauenfiguren ist, sollte auf jeden Fall &lt;em&gt;Sarah&lt;/em&gt; lesen. Und wer französisch lesen kann, hat sogar die Möglichkeit, die Serie zu Ende zu lesen, denn &lt;a href=&quot;http://www.editions-delcourt.fr/catalogue/manga/mother_sarah_09_deflagrations&quot;&gt;Delcourt&lt;/a&gt; hat sie, im Gegensatz zu &lt;a href=&quot;http://www.carlsen.de/web/manga/index&quot;&gt;Carlsen&lt;/a&gt;, abgeschlossen (dabei muss man allerdings beachten, dass Band 14 in der deutschen Fassung Band 8 in der französischen entspricht, welche insgesamt aus 11 Bänden besteht). Hoffentlich werde ich selbst irgendwann dazu kommen, mir die restlichen drei Bände auf französisch zuzulegen...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;!-- s9ymdb:92 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_center&quot; width=&quot;110&quot; height=&quot;64&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/LireEnVo.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt; &lt;!-- s9ymdb:151 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_center&quot; width=&quot;110&quot; height=&quot;83&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/defisf.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 
    </content:encoded>

    <pubDate>Tue, 04 May 2010 20:28:06 +0200</pubDate>
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    <title>„Kaboum !“ a dit le volcan...</title>
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            <category>american literature</category>
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    <author>nospam@example.com (Niessu)</author>
    <content:encoded>
    &lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Puisque l&#039;Eyjafjallajökull nous empêche &lt;a href=&quot;http://vilaindefaut.canalblog.com/&quot;&gt;Mo&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/&quot;&gt;Fashion&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://moncoinlecture.over-blog.com/&quot;&gt;Karine&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://5emedecouverture.wordpress.com/&quot;&gt;Caroline&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://motsenbouche.hautetfort.com/&quot;&gt;Stéphanie&lt;/a&gt; et moi de nous retrouver à Berlin pour un week-end de folie hautement culturelle, j&#039;ai trouvé qu&#039;une petite bibliographie volcanique était de rigueur. Et la liste est ouverte aux suggestions donc n&#039;hésitez pas à en faire &lt;img src=&quot;http://www.plouf.de/blog/templates/default/img/emoticons/wink.png&quot; alt=&quot;;-)&quot; style=&quot;display: inline; vertical-align: bottom;&quot; class=&quot;emoticon&quot; /&gt; : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Romans:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Edward Bulwer-Lytton&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;The Last Days of Pompeii&lt;/em&gt; (1834)&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Shusaku Endô&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Kazan&lt;/em&gt; (Volcano) (1960)&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Robert Harris&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Pompeii&lt;/em&gt; (2003)&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Malcolm Lowry&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Under the Volcano&lt;/em&gt; (1947)&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Maja Lundgren&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Pompeji&lt;/em&gt; (2001), disponible en français chez &lt;a href=&quot;http://www.actes-sud.fr/ficheisbn.php?isbn=9782742749263&quot;&gt;Actes Sud&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Susan Sontag&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;The Volcano Lover&lt;/em&gt; (1992)&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Jules Verne&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Voyage au centre de la terre&lt;/em&gt; (1864/1867), &lt;em&gt;Le Volcan d&#039;or&lt;/em&gt; (1899)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BD: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Hergé&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Vol 714 pour Sydney&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Les Aventures de Tintin et Milou&lt;/em&gt; t. 22)&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Roger Leloup&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;La Forge de Vulcain&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Yoko Tsuno&lt;/em&gt; t. 3), &lt;em&gt;Le Matin du monde&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Yoko Tsuno&lt;/em&gt; t. 17)&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Hugo Pratt&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Mû&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Corto Maltese&lt;/em&gt; t. 12)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De tout cela j&#039;ai lu le &lt;em&gt;Tintin&lt;/em&gt;, bien sûr, les deux &lt;em&gt;Yoko Tsuno&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Le Matin du monde&lt;/em&gt; est l&#039;un des meilleurs albums de la série), le &lt;em&gt;Corto Maltese&lt;/em&gt; (très onirique !) ainsi que le roman de &lt;strong&gt;Maja Lundgren&lt;/strong&gt;, dans lequel on apprend que le Vésuve et le Krakatoa ont un jour été amants et que les tigres peuvent communiquer avec les volcans...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Update : Et une addition hautement scientifique et en images proposée par &lt;a href=&quot;http://5emedecouverture.wordpress.com/&quot;&gt;Caroline&lt;/a&gt; &lt;img src=&quot;http://www.plouf.de/blog/templates/default/img/emoticons/smile.png&quot; alt=&quot;:-)&quot; style=&quot;display: inline; vertical-align: bottom;&quot; class=&quot;emoticon&quot; /&gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;!-- s9ymdb:158 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_center&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;375&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/mineralogie.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Minéralogie des volcans, ou Description de toutes les substances produites ou rejetées par les feux souterrains. Par M. Faujas de Saint-Fond. Paris, 1784. Ce texte est même disponible en ligne &lt;a href=&quot;http://imgbase-scd-ulp.u-strasbg.fr/displayimage.php?album=386&amp;pos=2&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 
    </content:encoded>

    <pubDate>Sat, 17 Apr 2010 16:03:08 +0200</pubDate>
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<item>
    <title>Operation Clear Backlog: Episode 1</title>
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    <author>nospam@example.com (Niessu)</author>
    <content:encoded>
    &lt;br /&gt;
&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;p style=&quot;color:purple&quot;&gt;Nota Bene: BiLLet MULtilinGUE / mulTILINgual PoST / MEHRsprachIGER EinTRag / FlerSPRÅkigt inlÄgG&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
And yet another month of virtual non-activity on this blog... I&#039;ve been doing other things, been tired, been blocked... the mere thought of all those unwritten reviews is depressing me. In an attempt at overcoming these difficulties I&#039;ve decided to try a new method: instead of writing long reviews as I usually do, I&#039;m going to settle for a shorter form until I&#039;ve cleared my backlog. Composing very analytical and detailed pieces isn&#039;t that much of a challenge for me (at least when I feel like it), it&#039;s what I&#039;m trained to do, neither is saying in a sentence or two if a book was appalling, great or boring, but keeping it brief AND being satisfied with the result definitely is.&lt;br /&gt;
This new treatment doesn&#039;t have anything to do with the quality of the books I shall speak of, which form a mixed bag of „must read“, „well, if you must“ and „don&#039;t bother spending your money and time on that crap“. For more neutrality I shall procede alphabetically.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Bâ, Mariama&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Une si longue lettre&lt;/em&gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_left&quot; style=&quot;width: 110px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:154 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_left&quot; width=&quot;110&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/unesilonguelettre.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;Une si longue lettre&lt;br /&gt;
Mariama Bâ&lt;br /&gt;
Le Serpent à Plumes 2001&lt;br /&gt;
(Les Nouvelles Editions Africaines du Sénégal 1979)&lt;br /&gt;
165 p.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;Dans le Sénégal des années 70 une femme qui vient de perdre son mari écrit, durant la réclusion marquant le début de son veuvage, une longue lettre à son amie expatriée aux Etats-Unis dans laquelle elle lui raconte sa vie et ses réflexions sur la société sénégalaise. &lt;em&gt;Une si longue lettre&lt;/em&gt; a valeur de classique moderne des lettres africaines parce qu&#039;il décrit sans détours la condition des femmes sénégalaises à cette époque. D&#039;aucuns croient d&#039;ailleurs pouvoir y déceler l&#039;essence même de la condition féminine africaine, qui n&#039;aurait pas évolué du tout depuis la parution de ce roman. A cela je réponds : „Et puis quoi encore ?! Comme si l&#039;Afrique était un continent homogène et la femme africaine – rien que d&#039;entendre parler de LA femme africaine m&#039;horripile – un archétype voué éternellement à la soumission et la stagnation.“ Ce roman est donc à considérer pour ce qu&#039;il est, le document fictionnel d&#039;une époque et d&#039;une société précises. Je dois en outre admettre ne pas y avoir trouvé la description d&#039;une société patriarcale manichéenne dans laquelle les femmes seraient toutes soumises et les hommes auraient tous les pouvoirs. Car si les hommes ont, dans une certaine mesure, plus de libertés que les femmes, celles-ci sont les piliers du système. Bien sûr, les filles et les jeunes femmes n&#039;ont pas forcément un rôle enviable. Cependant les femmes d&#039;âge mûr, mères, belles-mères, tantes, belles-soeurs exercent elles un pouvoir considérable. Les agents actifs dans la destinée des jeunes femmes présentées dans ce roman sont, davantage que les hommes, ces femmes déjà établies qui contraignent jeunes femmes (et jeunes hommes) à des unions qui ne leur conviennent pas, vengeant peut-être ainsi leur propre vie gâchée ou du moins assurant avec ardeur la continuité de la tradition. Les hommes quant à eux, lâches, veules, inconscients sont moins des dictateurs que des trouillards qui n&#039;osent s&#039;opposer à la volonté de leur mère ou de celle de la future seconde épouse. Les torts me semblent – dans ce roman en tout cas – assez équitablement partagés entre les deux sexes et même la narratrice exprime plus un certain agacement qu&#039;un réel sentiment de rébellion. Le véritable rapport de force se situe finalement moins entre hommes et femmes qu&#039;entre l&#039;individu, de quelque sexe qu&#039;il soit, et sa famille qui ne lui laisse pas le choix de sa destinée ainsi qu&#039;entre les familles qui forment la communauté. L&#039;un des aspects de ces constructions sociales les plus importants et les plus critiqués par &lt;strong&gt;Mariama Bâ&lt;/strong&gt; est sans doute le cadeau fait non par simple plaisir d&#039;offrir mais par calcul et pour des raisons de prestige et se présentant souvent sous forme d&#039;argent liquide, au point qu&#039;il en devient un instrument économique et politique (donc la conception d&#039;origine du cadeau) de taille et fausse complètement les relations familiales.&lt;br /&gt;
Bien qu&#039;intéressant et pas mal écrit – disons surtout que cela se lit très facilement, le style en soi n&#039;a rien de particulier –, &lt;em&gt;Une si longue lettre&lt;/em&gt; n&#039;en est malheureusement pas pour autant l&#039;écrit révolutionnaire et fort auquel je m&#039;attendais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Une si longue lettre&lt;/em&gt; est paru au &lt;a href=&quot;http://www.editionsdurocher.fr/accueil-Serp.html&quot;&gt;Serpent à plumes&lt;/a&gt; dans la collection Motifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Burman, Carina&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Vit som marmor&lt;/em&gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_right&quot; style=&quot;width: 68px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:155 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_right&quot; width=&quot;68&quot; height=&quot;110&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/vitsommarmor.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;Vit som marmor: ett romerskt mysterium&lt;br /&gt;
Carina Burman&lt;br /&gt;
Albert Bonniers 2006&lt;br /&gt;
340 s.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;Jag tyckte att jag kunde ge Carina Burmans historiska deckare om amatördetektiven Euthanasia Bondeson en chans även om jag inte är en stor deckareläsare. Idéen av en skrivande, ogift medelålders kvinna som jagar en mördare i 1850-talets arkeologi-besatta Rom med dess internationella konstnärkoloni hade charm (den första boken i serien, &lt;em&gt;Babylons gator&lt;/em&gt;, var tillfälligt slut när jag ville beställa den så blev det den andra, &lt;em&gt;Vit som marmor&lt;/em&gt;, i stället). Men den fungerar tyvärr inte. Jag slöt läsa romanen efter en tredjedel, så ointressant den var: 100 sidor av de vanligsta och värsta klichéerna om Italien och konstnärerna (de bara målar/skriver/skulpterar, dricker rött vin och äter ost), ingen handling, ingen spänning, ingen stil, ingen humor och en jobbig och suffisant hjältinna. Ingen anledning för mig att läsa vidare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Vit som marmor&lt;/em&gt; publiceras av &lt;a href=&quot;http://www.albertbonniersforlag.se/Bocker-auto/Bokpresentationssida/?isbn=9789100109370&quot;&gt;Albert Bonniers&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme je l&#039;avais déjà mentionné &lt;a href=&quot;http://www.plouf.de/blog/index.php?/archives/116-Saperlipopette,-quel-chouette-roman-!.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;em&gt;Vit som marmor&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Blanc comme marbre&lt;/em&gt;, à ma connaissance non traduit en français) de &lt;strong&gt;Carina Burman&lt;/strong&gt; fut une fort mauvaise pioche : plat, sans humour ni style ni suspense, truffé des clichés les plus communs sur les artistes et l&#039;Italie... non vraiment aucun intérêt, d&#039;ailleurs je l&#039;ai lâché au tiers. Et là, vous vous dites à raison, chers lecteurs, „t&#039;es bien gentille ma poule, m&#039;enfin de quoi ça parle ce bouquin ?“ Donc, au cas où il serait un jour traduit en français – vus l&#039;engouement actuel pour les polars scandinaves et la notoriété dont jouit Carina Burman en Suède, je n&#039;excluerais pas cette possibilité – et parce qu&#039;il y a sûrement parmi vous de fervents amateurs d&#039;enquêtes de détective, sachez que &lt;em&gt;Vit som marmor&lt;/em&gt; est le deuxième volet (le premier étant épuisé j&#039;ai dû me rabattre sur celui-là) des aventures de l&#039;écrivaine à succès Euthanasia Bondeson, vieille fille imbue de sa personne, très madame-je-sais-tout (sans pour autant être franchement impressionnante intellectuellement) et détective amateure. L&#039;action se passe en 1852 à Rome dans le milieu des colonies d&#039;artistes et autres férus d&#039;archéologie. Il y aura forcément un meurtre, enfin du moins si l&#039;on en croit la quatrième de couverture, parce que pendant le premier tiers du livre nous n&#039;avons droit qu&#039;à une série de séances de contemplation de statues antiques, de repas invariablement composés de fromage et de vin et de réflexions d&#039;une platitude consternante sur la mise et les manières de la jeune dame de compagnie d&#039;Euthanasia, Agnes, et sur les amourettes de quelques artistes-touristes. Ce regard condescendant, cette héroïne se voulant libérale mais en fin de compte assez coincée sont d&#039;autant plus désagréables que la narration est à la première personne, donc sans le moindre moment de répit !&lt;br /&gt;
Une grosse déception, le sujet, le personnage principal – ce nom ! –, en théorie ce roman avait de quoi me plaire, mais non.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Cărtărescu, Mircea&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Warum wir die Frauen lieben&lt;/em&gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_left&quot; style=&quot;width: 71px&quot;&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_img&quot;&gt;&lt;!-- s9ymdb:156 --&gt;&lt;img class=&quot;serendipity_image_left&quot; width=&quot;71&quot; height=&quot;109&quot;  src=&quot;http://www.plouf.de/blog/uploads/images/warumwirdiefrauenlieben.serendipityThumb.jpg&quot;  alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;serendipity_imageComment_txt&quot;&gt;Warum wir die Frauen lieben&lt;br /&gt;
Mircea Cărtărescu&lt;br /&gt;
Aus dem Rumänischen von Ernest Wichner&lt;br /&gt;
Suhrkamp 2008&lt;br /&gt;
(rum. Orig. 2004/2006)&lt;br /&gt;
173 S.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;And now for something completely different: &lt;em&gt;Warum wir die Frauen lieben&lt;/em&gt; ist eine Sammlung von Kurzgeschichten, die größtenteils in der rumänischen Ausgabe von &lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt; erschienen. Wer jetzt denkt, es könne sich demzufolge nicht um anspruchsvolle, lesenswerte Literatur handeln, macht einen gewaltigen, wenn auch nachvollziehbaren, Fehler. Denn &lt;strong&gt;Cărtărescu&lt;/strong&gt; ist ein großer Autor, der besonders für seine dreibändige Autobiographie und Porträt Rumäniens unter der Diktatur, &lt;em&gt;Orbitór&lt;/em&gt;, bekannt ist, deren erster Teil auf deutsch unter dem Titel &lt;em&gt;Die Wissenden&lt;/em&gt; erschienen ist. Und er versteht es wie kein Anderer, den Frauen, die er geliebt hat, in diesen kurzen Stücken mit beeindruckender Sprach- und Bildgewalt zu huldigen. Kleine Welten evoziert er mit seiner poetischen Sprache und große Visionen, mal bittersüß, mal zynisch, mal skurril und grotesk und oft von Träumen und traumähnlichen Zuständen durchdrungen. Bei ihm können Ohren „ultrastolz“ sein (S. 77) und die großen Namen der Weltliteratur werden so oft erwähnt wie die Namen seiner Verflossenen: „Als ich D. kennenlernte (in einer meiner Geschichten habe ich sie Gina genannt), hielt ich mich für eine Art Superchampion im Träumen. Ich richtete mir jede Nacht wie eine Box-Gala ein, bei der ich meinen diamantenbesetzten Gürtel gegen sämtliche &lt;em&gt;Challenger&lt;/em&gt; verteidigte. Ich hatte, so meinte ich, Mandiarques, Jean Paul, Hoffmann, Tieck, Nerval und Novalis durch K.o. besiegt, Kafka nach Punkten, und Dimov hatte (in der sechzehnten Runde) aufgegeben.“ (S. 14)&lt;br /&gt;
Literarisches Boxen: großartige Idee!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Warum wir die Frauen lieben&lt;/em&gt; erscheint bei &lt;a href=&quot;http://www.suhrkamp.de/buecher/warum_wir_die_frauen_lieben-mircea_cartarescu_41961.html&quot;&gt;Suhrkamp&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
And now for something completely different: &lt;em&gt;Pourquoi nous aimons les femmes&lt;/em&gt; est un recueil de nouvelles parues pour la plupart à l&#039;origine dans l&#039;édition roumaine de &lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt;. Si vous en déduisez que cela ne doit pas voler bien haut, vous faites là une grossière erreur (mais tout à fait compréhensible). En effet, &lt;strong&gt;Cărtărescu&lt;/strong&gt; est un grand auteur, connu principalement pour son autobiographie en trois volumes et portrait de la Roumanie sous la dictature, &lt;em&gt;Orbitór&lt;/em&gt;, publiée en français chez Denoël (&lt;em&gt;Orbitor&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;L&#039;Œil en feu&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;L&#039;Aile tatouée&lt;/em&gt;). Et il sait, mieux que tout autre, rendre hommage aux femmes qu&#039;il a aimées grâce à l&#039;impressionnante puissance évocatrice de sa langue. De petits mondes et de grandes visions naissent sous sa plume, tantôt doux-amers, tantôt cyniques ou étranges et grotesques, souvent emprunts d&#039;onirisme. Loin d&#039;être uniquement une déclaration d&#039;amour aux femmes c&#039;est aussi une déclaration d&#039;amour (et parfois de guerre) à la littérature, &lt;strong&gt;Borges&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Kafka&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Nabokov&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Dostoïevski&lt;/strong&gt; et bien d&#039;autres attendant le lecteur au détour de chaque page. J&#039;aurais bien voulu partager un extrait avec vous, chers lecteurs, mais comme je ne possède pas la traduction française de ce volume, je ne puis malheureusement le faire (au fait, la traductrice française de  &lt;strong&gt;Cărtărescu&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Laure Hinckel&lt;/strong&gt;, tient un &lt;a href=&quot;http://laurehinckel.over-blog.com/&quot;&gt;blog&lt;/a&gt;). Quoiqu&#039;il en soit, je vous le recommande vivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Pourquoi nous aimons les femmes&lt;/em&gt; est paru chez &lt;a href=&quot;http://www.denoel.fr/Denoel/Control.go?action=rech&amp;prod_code=B25958&quot;&gt;Denoël&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 
    </content:encoded>

    <pubDate>Wed, 31 Mar 2010 23:52:01 +0200</pubDate>
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